AccueilC’est quoiPas si super – C’est quoi un aliment ultra-transformé ?Pas si super – C’est quoi un aliment ultra-transformé ? Modifié le : 09/01/2026 Publié le : 25/09/2023 Temps de lecture : 3 min C’est quoiBiscuits et pains industriels, plats cuisinés, nuggets variés et autres desserts lactés… Les aliments ultra-transformés constituent désormais en moyenne près d’un tiers de nos apports caloriques journaliers ! Il faut dire qu’ils sont souvent archi pratiques, hyper appétissants et méga goûteux. Hélas, côté santé, tout laisse à croire qu’en manger beaucoup, ce n’est pas si super.Prenez des ingrédients traditionnels et faites-leur subir des processus de transformation industrielle : fractionnement (ou cracking), soufflage, cuisson-extrusion, hydrogénation… Mélangez et ajoutez‑y des arômes et des additifs – émulsifiants, exhausteurs de goût, antioxydants… – pour modifier la texture, le goût ou encore la durée de conservation de votre préparation. Emballez-là. Vous obtenez ainsi un aliment prêt à consommer, savoureux, et que vous pourrez garder longtemps. À première vue, ces aliments dits « ultra-transformés » ont de nombreux avantages qui séduisent la plupart des consommateurs. Mais le problème est qu’ils ont aussi pas mal de défauts et sont en particulier soupçonnés de nuire à notre santé. Description de l’infographieOn peut distinguer trois groupes d’aliments :Aliments bruts ou peu transformés et ingrédients issus de matières brutes par des procédés simples. Quelques exemples : fruits et légumes, viande, poisson, lait, beurre, huile, sucre, selAliments transformés fabriqués à partir des denrées précédentes par des procédés simples. Quelques exemples : pain frais, fromage et charcuterie traditionnels, confiture, légumes et poisson en conserveAliments ultra-transformés fabriqués par des procédés industriels à partir des denrées précédentes, de produits industriels et d’additifs. Quelques exemples : soda, céréales du petit déjeuner, biscuits et charcuterie industriels, nuggets, nouilles instantanéesPour commencer, nombre d’entre eux ont une faible qualité nutritionnelle : il s’agit en effet souvent de produits non seulement riches en sel, en sucres et/ou en graisses saturées, mais aussi pauvres en fibres et en vitamines. Par ailleurs, les procédés de transformation impliqués dans leur préparation modifient leur structure au point d’affecter la vitesse à laquelle nous les ingérons puis les digérons. En conséquence, on en mange davantage avant de se sentir rassasié, et certains des nutriments qu’ils contiennent ne sont pas correctement assimilés par l’organisme. Enfin, ils renferment des substances dont on ne connaît pas encore bien l’impact à long terme sur la santé : certains additifs, des sous-produits issus des étapes de transformation industrielle, des contaminants qui proviennent de leur emballage… En outre, de plus en plus d’études suggèrent que les personnes qui consomment beaucoup d’aliments ultra-transformés ont plus de risque de développer des troubles métaboliques : surpoids et obésité, diabète, dyslipidémie, hypertension. D’autres travaux suggèrent que ces aliments pourraient aussi augmenter le risque de cancers, de maladie de Crohn ou même de symptômes dépressifs. Et si les mécanismes en cause ne sont pas encore clairs, le microbiote intestinal y jouerait un rôle central : sa composition serait affectée par une consommation importante de ce type d’aliments, avec des répercussions délétères sur de nombreuses fonctions de notre organisme (digestion, métabolisme, immunité…) dans lesquelles les micro-organismes qui peuplent notre tube digestif sont impliqués. Des recherches sont en cours pour caractériser plus précisément l’effet des différentes substances suspectes contenues dans les aliments ultra-transformés, seules ou en association. En attendant d’en savoir plus, il est conseillé de réduire la consommation de ces produits. Lorsque c’est possible, privilégiez le « fait maison » : vous protégerez ainsi votre santé mais aussi la planète, notamment car vous génèrerez moins de déchets d’emballages ! Pour en savoir plus sur les risques associés à la consommation d’aliments ultra-transformés, consultez nos récentes actualités et communiqués de presse :Deux nouvelles études suggèrent une association entre la consommation de conservateurs et un risque accru de cancer et de diabète de type 2 (janvier 2026)Aliments ultra-transformés : des impacts négatifs sur la santé documentés et des propositions concrètes pour limiter l’exposition des populations (novembre 2025)Aliments ultra-transformés : leur surconsommation semble associée à des troubles de la santé mentale (mai 2023)Consommation d’aliments ultra-transformés et risque de maladies cardiovasculaires (mai 2019)La consommation d’aliments ultra-transformés est-elle liée à un risque de cancer ? (mars 2018)Et sur la question spécifique des émulsifiants, un type d’additifs fréquemment retrouvés dans les aliments ultra-transformés :La consommation de certains additifs alimentaires émulsifiants serait associée à un risque accru de diabète de type 2 (avril 2024)Association entre la consommation d’additifs alimentaires émulsifiants et le risque de maladies cardiovasculaires (septembre 2023)Protéger le microbiote de l’effet néfaste des additifs alimentaires grâce à une bactérie (janvier 2023)À lire aussi Web-émission – Aliments ultra-transformés : la face cachée de nos assiettesCulture scientifique Web-émission – On vous dit tout sur le Nutri-ScoreCulture scientifique Nutrition et santéLes liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le…