AccueilNous connaîtreInfrastructures de rechercheInfrastructures de recherche Modifié le : 06/02/2026 Publié le : 19/06/2017 Temps de lecture : 6 min Nous connaîtreIndispensables à une recherche de haut niveau et compétitive, les infrastructures de recherche regroupent des équipements, des ressources et des services utilisés par les scientifiques pour mener leurs travaux et favoriser l’innovation dans leurs domaines. Elles contribuent en outre aux développements de méthodes et à leurs évolutions. À l’Inserm, les nombreuses infrastructures disponibles couvrent tous les champs technologiques et méthodologiques, et tous les domaines d’expertises et de compétences nécessaires aux recherches en biologie-santé. L’Institut est impliqué dans la majorité des infrastructures de recherche en biologie-santé nationales mais aussi européennes.Les infrastructures de recherche favorisent les découvertes et l’innovation scientifique, dans tous les domaines. Elles correspondent à des installations qui fournissent aux scientifiquesdes équipements (appareils sophistiqués d’imagerie, d’analyse...)des ressources (matériel biologique, bases de données...)des services (savoir-faire, expertises, compétences...)pour qu’ils puissent les utiliser dans le cadre de leurs recherches.Ces dernières décennies, la recherche scientifique en biologie et en santé a bénéficié de l’arrivée massive de nouvelles technologies pour explorer du vivant : nouvelles méthodes d’analyse structurale et d’imagerie cellulaire et du vivant, développement des -omiques (génomique, transcriptomique, protéomique, métabolomique), du génie moléculaire, de la bioinformatique et de la modélisation in silico, de la gestion et de l’intégration des données massives… Les infrastructures de recherche, souvent construites autour de ces nouvelles technologies, permettent aux communautés scientifiques d’accéder à des équipements et dispositifs souvent rares et coûteux, dont l’utilisation nécessite une expertise et une maîtrise scientifique et technique spécifique.Indissociables d’une recherche de haut niveau et compétitive, la qualité de ces infrastructures constitue un élément fondamental d’attractivité pour les équipes de recherche tant académiques qu’industrielles.Les infrastructures de recherche de l’InsermLes infrastructures de recherche de l’Inserm sont organisées en plateformes. Chaque plateforme correspond à un regroupement (sur un ou plusieurs sites) de moyens techniques et humains destinés à offrir des services et des ressources de haut niveau à la communauté scientifique. Les équipes des plateformes accompagnent des scientifiques extérieurs dans la réalisation de leur projet de recherche, mais elles peuvent aussi s’associer à des chercheurs extérieurs pour coconstruire un projet ou encore conduire leurs propres recherches.Ces infrastructures et plateformes couvrent tous les champs de spécialisation technologiques et méthodologiques nécessaires aux recherches en biologie-santé, ainsi que les domaines d’expertises et compétences spécifiques liées aux maladies (cancérologie, cardiologie, infectiologie, maladies rares…). À l’Inserm, elles sont classées en cinq groupes technologiques : exploration fonctionnelle ; recherche préclinique et translationnelle ; recherche clinique, cohortes et bases de données ; organismes modèles et ressources ; bioinformatique et numérique.Observer le vivant pour mieux comprendre son fonctionnementLes plateformes et infrastructures d’exploration fonctionnelle disposent d’équipements de haute performance, associés à des compétences spécifiques, qui permettent d’observer le vivant à toutes les échelles : moléculaire, intra-cellulaire, cellulaire, tissulaire ou à l’échelle d’un organe ou d’un organisme entier. Elles utilisent et développent des approches de biologie structurale, de biologie moléculaire et cellulaire, d’-omiques (génomique, transcriptomique, protéomique, métabolomique), d’imagerie cellulaire ou du vivant…Ces plateformes conduisent à la production d’une quantité massive de données de nature hétérogène qui doivent être triées, exploitées, sécurisées et stockées de façon à pouvoir être utilisées et réutilisées. C’est pourquoi ces infrastructures présentent également des compétences en matière de traitement et d’analyse de données.Développer de nouvelles approches thérapeutiques, diagnostiques ou pronostiquesLes plateformes et infrastructures de recherche préclinique et translationnelle sont impliquées dans la production d’outils et de méthodes destinés au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, diagnostiques ou pronostiques à partir de découvertes fondamentales. Les activités de ces plateformes concernent principalement les recherches sur les cellules souches (pour la médecine régénérative), les vecteurs (pour la thérapie génique) et les biothérapies (vaccins thérapeutiques, immunothérapies).Conduire des recherches chez l’humainLes plateformes et les infrastructures pour la recherche clinique prennent en charge les projets qui impliquent des volontaires, sains ou malades, dans le cadre d’essais cliniques, d’études épidémiologiques, d’études de cohortes, de travaux conduits à partir de données de santé ou de collections d’échantillons et de données biologiques, de développement de technologies pour la santé…Ces infrastructures, souvent intégrées dans les établissements de soins, permettent aux cliniciens et aux malades d’avoir accès aux progrès de la recherche. Elles offrent une expertise et des compétences technique et logistique qui permettent de garantir la mise en œuvre et le respect des bonnes pratiques dans la totalité des domaines liés à la recherche en santé.Pour en savoir plus sur la recherche cliniqueDonner accès aux modèles animaux dans le respect des bonnes pratiquesLes plateformes et infrastructures référencées dans la thématique « organismes modèles et ressources » proposent un accès à l’utilisation de modèles animaux pour la recherche scientifique conformément aux bonnes pratiques en matière d’éthique, de science et de réglementation. Elles permettent aux scientifiques d’explorer les mécanismes biologiques, physiologiques et pathologiques à partir d’outils performants et de modèles adaptés aux objectifs scientifiques qu’ils ont définis.Les activités de ces infrastructures sont encadrées par une réglementation stricte avec l’application de la règle des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner) qui vise à limiter le recours aux animaux et à assurer leur bientraitance.Pour en savoir plus sur l’utilisation des animaux à des fins de rechercheTraiter et analyser de grandes quantités de données hétérogènesLes plateformes et infrastructures numériques et bioinformatiques ont pour mission de faciliter le traitement et l’analyse des flux massifs de données générés par la recherche en biologie-santé. Il s’agit de se positionner au plus près des besoins spécifiques de chaque laboratoire, pour leur apporter des réponses hautement spécialisées.À lire aussi : Big data en santé, des défis techniques et éthiques à releverUnités mixtes de service et des infrastructures nationalesÀ l’Inserm, de nombreuses plateformes sont regroupées au sein d’unités de service (US). L’Inserm compte actuellement près de soixante unités de service labellisées, qui mutualisent des offres de services et d’expertises scientifiques, technologiques ou de gestion. D’autres sont hébergées et gérées par des laboratoires ou des centres de recherche.Certaines plateformes sont parties prenantes d’infrastructures de recherche nationales, labellisées par le programme d’Investissements d’avenir (PIA) et/ou le plan d’investissement France 2030. L’Inserm est impliqué dans la majorité des infrastructures de recherche nationales en biologie santé (INBS) et en coordonne cinq (Constantes, France Cohortes, France Exposome, Ingestem et le laboratoire P4 Inserm Jean Mérieux).L’Inserm est en outre fortement impliqué dans l’ensemble des infrastructures européennes en biologie santé. Il assure notamment la coordination d’ERINHA (infrastructure recherche sur les agents hautement pathogènes), et contribue à d’autres infrastructures telles que EBRAINS (neurosciences), EIRENE (exposome), ELIXIR (données pour les sciences du vivant) et Euro-BioImaging (imagerie biologique). De nouvelles infrastructures européennes sont également en cours de préparation pour répondre aux défis scientifiques et sanitaires futurs. Pour en savoir plus consulter la feuille de route de l’European Strategy Forum on Research Infrastructures / ESFRI (en anglais)Le pôle Infrastructures de l’InsermAu sein de l’institut thématique Technologies pour la santé, le pôle Infrastructures de l’Inserm coordonne, renforce et valorise les plateformes technologiques et unités de service de l’institut. Il a pour mission de structurer l’organisation des plateformes et des infrastructures, d’encourager les rapprochements et de favoriser les synergies entre infrastructures, d’identifier les manques et de limiter les redondances. Le pôle Infrastructures accompagne les demandes de création et de renouvellement des unités de service, et formule des recommandations (avis et priorisations) relatives à l’affectation de moyens. Il joue par ailleurs un rôle important dans le renforcement de la présence de l’Inserm dans les instances de pilotage des infrastructures de recherche nationales et européennes. Enfin, il a pour mission d’assurer le pilotage des activités de l’Inserm liées à l’utilisation des animaux en recherche. Il assure la promotion des bonnes pratiques, le respect de la réglementation, la formation des personnels, la transparence et la communication autour de ces activités et vient en appui à la mise en place des modèles économiques.Pour en savoir plus, consulter le portail des infrastructures de l’Inserm