Europe et international

L’Inserm s’inscrit dans une longue tradition de coopération européenne et internationale : chaque année plus de 7 000 collaborations avec des partenaires étrangers sont déclarées par ses équipes, dans tous les domaines de la recherche en sciences de la vie et de la santé.

La stratégie internationale de l’Inserm se décline selon deux axes complémentaires :

  • renforcer le rayonnement de l’Institut à l’international,
  • répondre aux besoins de la communauté des chercheurs en favorisant l’émergence – puis la consolidation – de collaborations porteuses d’enjeux en matière de recherche biomédicale.

Pour en savoir plus, consultez la brochure Inserm abroad (en anglais)

L’Inserm, acteur de référence sur la scène scientifique internationale

Le dynamisme de l’Inserm à l’international est le reflet d’une approche engagée à la fois par :

  • ses équipes de recherche, qui initient et entretiennent des milliers de collaborations scientifiques à travers le monde,
  • sa Direction générale, au moyen d’un éventail d’outils mis en œuvre via des appels à projets dédiés et des accords de partenariats articulés aux priorités thématiques identifiées.

Par ces démarches, l’Inserm conforte son leadership dans une série de domaines clés et renforce son expertise scientifique en réponse aux grands enjeux à venir.

Carte du monde.
Présence l’Inserm à l’international (2021)

L’Inserm possède 2 unités mixtes internationales : Irvine aux États-Unis, et Heidelberg en Allemagne.

Des programmes « projets de de recherches internationaux » sont signés dans des villes sur six continents : 

  • Afrique : Abidjan
  • Amérique du Nord : 
    • Canada : Montréal, Ottawa
    • États-Unis : Bethesda, Bloomington, Cleveland, New York, Providence
    • Mexique : Mexico
  • Amérique du Sud : Salvador de Bahia
  • Asie :
    • Chine : Harbin, Nankin, Shanghai
    • Inde : Karnataka, New Delhi
    • Israël : Haïfa
    • Japon : Tokyo
    • Liban : Beyrouth
  • Europe :
    • Allemagne : Dresde, Fribourg, Neuherberg,
    • Autriche : Vienne
    • Royaume-Uni : Londres, Sheffield
  • Océanie : Melbourne, Sydney

L’Inserm participe aussi à des réseaux de recherche internationaux CNRS-Inserm, qui réunissent souvent plusieurs villes :

  • Aux États-Unis d’Amérique : un réseau entre Atlanta, Champaign et Princeton
  • En Europe, un réseau entre Bâle, Munich, Oxford et Édimbourg
  • En Israël, un réseau avec Jérusalem

La carte liste enfin les sites de l’ANRS-MIE Inserm :

  • Afrique :
    • Abidjan
    • Le Caire
    • Dakar
    • Ouagadougou
    • Yaoundé
  • Amérique du Sud : Brasilia
  • Asie : Hô-Chi-Minh-Ville, Phnom Penh

Les priorités de la coopération internationale de l’Inserm

Se saisir des enjeux mondiaux de santé 

Les collaborations internationales sont le meilleur moyen d’accélérer les découvertes et les progrès grâce au partage de données ou d’équipements, à la mise en commun de compétences, au suivi de cohortes, et à la comparaison des bonnes pratiques et de l’organisation des systèmes de santé. L’Institut s’investit en particulier sur des thématiques prioritaires porteuses d’enjeux globaux, à la fois sanitaires et sociaux : vieillissement, maladies chroniques, santé mentale ou encore impact du changement climatique sur la santé.

C’est dans cette perspective que l’Inserm joue un rôle actif au sein des espaces de dialogue multilatéraux notamment par sa forte implication au cœur des institutions onusiennes telles que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou des groupes de haut niveau tels que les Heads of International biomedical Research Organizations (HIROs). L’Institut participe en outre aux instances de gouvernance du European and Developing Countries Clinical Trials Partnership (EDCTP) et de l’Innovative health initiative (IHI).

Renforcer la collaboration avec les grands partenaires internationaux

Les coopérations institutionnelles, notamment soutenues au travers des dispositifs Partenariats institutionnels clés (PIC) et de Projets de recherche internationaux (PRI) (voir plus loin), concernent les plus grands acteurs de la recherche biomédicale et en santé, sur tous les continents. Parmi les partenariats historiques de l’Inserm figurent ceux conclus avec les National Institutes of Health (NIH) américains, la Japan Society for the Promotion of Science (JSPS), la Fondation Oswaldo-Cruz au Brésil (neurosciences et maladies infectieuses émergentes) ou le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS). De nouvelles coopérations sont aussi établies dans des domaines de pointe de la recherche biomédicale, comme avec l’Université de Sydney en Australie (prévention en santé publique, science des données) et la National University of Singapore (vieillissement, intelligence artificielle) ou encore les NIH (dépendance à l’alcool).

Les États-Unis sont le premier partenaire de l’Inserm en termes de copublications (18,5% des publications de l’Institut en 2022).

L’Asie et l’Indopacifique comptent 4 des plus importants pays partenaires de l’Inserm (Australie, Chine, Japon, Inde) comme l’illustre le nombre des copublications relevées en 2022. Cette région est également structurée par des liens institutionnels forts, à travers des conventions bilatérales dotées d’instruments d’amorçage dédiées.

Participer activement à la construction de l’espace européen de la recherche

L’Institut apporte sa participation active à la construction de l’Espace européen de la recherche (EER), en facilitant et en accompagnant ses équipes dans la coopération et la compétition européenne. Dans ce but, la stratégie de l’Institut sur le plan européen se décline en trois grands axes :

  • Favoriser la participation des équipes de l’Inserm aux programmes européens, grâce à un dispositif d’accompagnement structuré : information des équipes via la participation de l’Institut aux points de contact nationaux pilotés par le ministère chargé de la Recherche, aide au design et au montage de projets, aide à la préparation des auditions pour les Starting et Consolidator Grant du Conseil européen de la recherche, mesures incitatives...)
  • Favoriser la coopération bilatérale ciblée, pour définir les actions d’intérêt commun avec ses partenaires.
  • Participer au dialogue intergouvernemental en science et technologie opéré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) avec nos principaux pays partenaires à l’international.
  • Accroître les actions d’influence, par le maintien d’un dialogue régulier entre la direction de l’Inserm et les instances de décision européennes, l’organisation annuelle de rencontres scientifiques à Bruxelles en présence de membres de la Commission européenne et du Parlement européen, l’implication dans les instances européennes stratégiques et dans les actions d’influence pour la préparation de programmes de travail et des lignes d’appel, l’implication dans les projets d’envergure européenne (EIT HealthEDCTP…) et les initiatives européennes (JNPDJPIAMRHBM4EU, JAAMR…)

Pour en savoir plus sur la participation de l’Inserm aux programmes européens (Horizon Europe, EU4Health…)

Lauréats européens

De nombreux chercheurs Inserm sont lauréats d’un programme de recherche européen : bourses du Conseil de l’Europe (ERC), actions Marie Skłodowska-Curie (AMSC), défi Santé d’Horizon 2020...

Développer la coopération avec le Sud global

De nombreuses actions ont été lancées, notamment dans le cadre de l’action de pilotage d’Aviesan Sud par l’Inserm, en lien étroit avec l’ANRS-MIE, agence autonome de l’Inserm.

À titre d’exemples, on citera les projets APHRO-CoV (porté par REACTing puis l’ANRS-MIE) et Afroscreen (ANRS-MIE) : avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD) ces projets visent à renforcer les systèmes de santé dans respectivement 5 et 13 pays d’Afrique, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Autre exemple, dans le cadre d’un accord entre l’Inserm et le ministère de la Santé du Rwanda signé en 2021, l’Inserm a accompagné la création d’un Centre d’investigation clinique au Rwanda.

Un effort particulier portera à l’avenir sur le développement de coopérations au-delà du champ thématique des maladies infectieuses, en s’appuyant sur les Plateformes de recherche internationales en santé mondiale (PRISME) ou les instruments déployés avec le soutien de la Commission européenne suite à l’appel de Dakar.

Ainsi, en Inde, l’accord renouvelé en 2022 avec l’Indian Council for Medical Research (ICMR) appuie la coopération dans le domaine des maladies métaboliques et du diabète. Un nouvel appel à propositions sur les complications vasculaires du diabète est prévu pour 2024.

Encourager et structurer les collaborations : les outils de coopération de l’Inserm

L’Inserm propose un éventail d’outils de coopération internationale, bilatérale ou multilatérale qui permettent de trouver le vecteur de financement et de structuration le plus adapté à chaque projet. Suivant le Plan stratégique 2021–2025 de l’Inserm, ces outils visent à :

  • encourager la dynamique spontanée des chercheurs, en accompagnant les collaborations émergentes (programmes par appel à projets),
  • consolider et structurer les axes de coopération institutionnels prioritaires, en vue d’assurer à l’Institut une position de chef de file au niveau mondial.

1 – Explorer : les Tremplins Internationaux

Le programme Tremplins internationaux est un outil d’exploration ouvert thématiquement et géographiquement. Il appuie la mise en place d’une nouvelle collaboration entre un jeune chercheur Inserm (recruté CRCN depuis moins de 5 ans, lauréat du programme Atip-Avenir ou d’un financement ERC Starting) et une équipe étrangère. Il a pour objectif de permettre le démarrage d’échanges scientifiques et technologiques entre deux laboratoires de recherche.
Les projets de recherche conjoints sélectionnés bénéficient d’une enveloppe d’un montant total de 10 000 € sur une durée d’un an.

2 – Consolider : les Projets de recherche internationaux (ex-LEA/LIA)

Les projets de recherche internationaux (PRI) ont pour vocation de consolider un partenariat émergent entre deux pays ou plus en donnant aux projets scientifiques d’excellence des moyens pour asseoir durablement cette collaboration. Ouvert thématiquement, le programme soutient les projets qui démontrent la complémentarité entre les équipes impliquées ainsi que la valeur ajoutée de leur collaboration.

L’Inserm soutient les projets sélectionnés pendant 5 ans, à hauteur de 60 000 € dans le cas partenariats européens et de 75 000 € pour les partenariats hors Europe.

Agents Inserm, pour en savoir plus sur les programmes Tremplin et PRI et pour poser votre candidature, consultez l’Intranet

3 – Structurer : les Partenariats internationaux clés (PIC)

Les PIC correspondent à des accords institutionnels bilatéraux ou multilatéraux identifiés par la Direction générale pour soutenir des collaborations prioritaires installées présentant un intérêt thématique et géographique stratégique. L’Amérique du Nord et la région Asie-Indopacifique constituent des points focaux de la coopération de l’Institut.

4 – Intégrer : les Programmes de coordination thématique (PCT)

Le PCT fédère un nombre restreint de partenaires (4–5) autour d’une thématique identifiée comme prioritaire par la Direction générale et dont les enjeux sociétaux et scientifiques sont majeurs et partagés par la communauté internationale. Ces réseaux d’excellence sont financés pendant 5 ans et promeuvent une recherche transdisciplinaire et articulée.

Dans la continuité du programme national Agemed, le PCT InterAging rassemble ainsi des chercheurs de l’Université nationale de Singapour, l’Université de Cologne, du MRC London Institute of Medical Sciences et du Ruijin Hospital, autour de la thématique du vieillissement en bonne santé.

Le deuxième PCT, INPP, concerne la psychiatrie de précision et sera lancé en 2024 en synergie avec le programme exploratoire financé par France 2030 ProPsy.

L’Inserm coordonne et soutient ces réseaux thématiques sur une période initiale de cinq ans, dans un objectif de pérennité.

Le pilotage de la coopération internationale et européenne

Au sein du département Partenariats et relations extérieures, les pôles Relations internationales et Relations européennes mettent en œuvre la politique internationale et européenne de l’Inserm définie par la Direction générale. Avec le concours d’un Bureau de représentation à Bruxelles, ces pôles :

  • appuient la mise en place d’échanges et de partenariats bilatéraux, multilatéraux et communautaires,
  • développent les outils de coopération correspondants et en assurent la gestion,
  • assurent le suivi et l’évaluation des actions et outils de l’Institut à l’international,
  • promeuvent l’action de l’Inserm à l’international,
  • conduisent une veille internationale du paysage de la recherche en santé publique,
  • accueillent les délégations étrangères et organisent les déplacements de la Direction générale.