Cancer du sein

Avril 2009

Le cancer du sein est une tumeur maligne de la glande mammaire, le plus fréquent des cancers féminins

Il existe différents types de cancers du sein, les adénocarcinomes étant les plus courants (95 %). Les cancers du sein se développent à partir des canaux (cancers canalaires) et des lobules (cancers lobulaires) de la glande mammaire. Ils sont dits « in situ » lorsque les cellules cancéreuses sont confinées aux canaux et lobules, et « infiltrants » lorsque les cellules cancéreuses sont présentes dans les tissus qui les entourent. Dans ce dernier cas, les cellules malignes se propagent éventuellement dans les ganglions situés sous les bras (ganglions axillaires) et dans l'organisme. Le cancer du sein peut survenir aussi chez l'homme, mais il est rare (environ 200 fois moins fréquent que chez la femme).

 

Le cancer le plus fréquent chez la femme

Expression de deux gènes dans des cellules cancéreuses

Expression de deux gènes dans des cellules cancéreuses

Le taux de cancers du sein survenus par an dans le monde a presque doublé entre 1980 et 2005, passant de 56,8 à 101,5 pour 100 000 femmes, notamment dans les pays développés (Europe de l'ouest, Amérique du nord). En France, il s’agit du cancer le plus fréquent, avec environ 52 500 nouveaux cas estimés en 2010, soit plus d’un tiers (34%) de l'ensemble des nouveaux cas de cancers féminins. Cette incidence tend cependant à diminuer depuis 2005, coïncidant avec la réduction massive de la prescription des traitements hormonaux substitutifs (THS) de la ménopause ainsi que la stabilisation de plusieurs facteurs de risque au cours des dernières années (âge tardif de la première grossesse, moins d’allaitement, etc).

La mortalité liée à ce cancer diminue également depuis 2000 avec 11 500 décès estimés en 2010 grâce à l’amélioration des traitements et au dépistage plus précoce. Les femmes atteintes de ce cancer ont aujourd’hui une grande probabilité de guérir. Les taux de survie à 3 et à 5 ans sont en moyenne de 90 % et 85 %. Ils diminuent cependant avec l’âge et la sévérité du stade au moment du diagnostic : 98,3 % de survie à 5 ans pour le stade local, 83,5 % pour le stade régional (envahissement ganglionnaire) et 23,3 % pour le stade métastasique.

De nombreux facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque sont connus : l'âge (l'incidence en augmentation après 30 ans), les antécédents familiaux en rapport avec les gènes BRCA1 ou BRCA2 (5 % des cancers), les facteurs hormonaux (règles précoces, avant 12 ans, ménopause tardive, après 50 ans, absence de grossesse ou grossesses tardives après 35 ans, absence d'allaitement), les antécédents d'hyperplasie atypique mammaire, l'exposition à des radiations ionisantes chez l'enfant ou l'adolescent, l'obésité et les facteurs alimentaires. Le rôle des contraceptifs oraux et des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause est débattu.

Une classification de plus en plus fine
À ce jour, les médecins diagnostiquent le cancer du sein et le classent morphologiquement à partir de l’analyse de certains critères : type histologique, taille de la tumeur, éventuel envahissement ganglionnaire, analyse de la présence de récepteurs hormonaux (œstrogènes et/ou progestérone), surexpression de la protéine HER2. Ces paramètres permettent ensuite de déterminer le traitement le plus adapté pour la patiente. Récemment, cette classification s’est affinée grâce à l’émergence des analyses génomiques et de leur application en clinique. Elles permettent ainsi de distinguer les types "luminal", basal-like, HER2+, généralement en fonction de l’expression couplée de certaines protéines, essentiellement les récepteurs des œstrogènes et HER2.

Symptômes, dépistage et diagnostic

Les premiers symptômes se manifestent au niveau du sein : grosseur non douloureuse, anomalie du galbe mammaire, rétractation du mamelon, rougeur, œdème ou aspect peau d'orange, écoulement, douleur localisée.

Le dépistage du cancer du sein repose sur la mammographie (radiographie des seins). Lorsqu'une anomalie est décelée, d'autres examens (échographie, ponction, biopsie) permettent de savoir s'il s'agit ou non d'un cancer. Le prélèvement est guidé par l'examen d'imagerie qui visualise le mieux la lésion. La cytoponction à l'aiguille fine, la micro- ou la macrobiopsie sont les éléments de base du diagnostic. Un bilan d'extension est réalisé sur l'autre sein et dans le reste de l'organisme pour rechercher d'éventuelles métastases.

 

Des traitements de plus en plus efficaces

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C'est quoi la chimiothérapie ?

Les traitements sont décidés dans le cadre d'une concertation entre chirurgien, radiothérapeute et oncologue médical, et adaptés à chaque patiente. Cinq types de traitements existent, seuls ou associés : chirurgie (mastectomie ou tumorectomie), radiothérapie (curiethérapie et radiothérapie externe), chimiothérapie, hormonothérapie et traitements ciblés. A l'avenir, la possibilité de réaliser de véritables "cartes génétiques tumorales individuelles" grâce aux techniques d'analyse moléculaire à grande échelle devrait améliorer l'adaptation des stratégies thérapeutiques à chaque patiente et le développement de thérapies moléculaires ciblées.

Aujourd'hui, le taux global de survie relative à 5 ans après le diagnostic est supérieur à 80 %.

Pour en savoir plus sur les traitements consulter le dossier Cancer du sein de l’Institut national du cancer (INCa)

Pour aller plus loin

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Documents à consulter

INCa :

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