AccueilSéminairesColloque – La recherche clinique depuis le milieu du 20e siècle, entre soin et recherche biomédicaleColloque – La recherche clinique depuis le milieu du 20e siècle, entre soin et recherche biomédicale Publié le : 06/11/2025 Temps de lecture : 3 min Évènements, SéminairesLe Comité pour l’histoire de l’Inserm organise, le 15 décembre 2025 à Paris, un colloque sur l’histoire de la recherche clinique depuis 1950. Il réunira des spécialistes de l’histoire des sciences et de la médecine, des sciences humaines et sociales et de la recherche clinique.Consulter le programme et s’inscrireDit simplement, la recherche clinique peut être définie comme une recherche réalisée sur la personne humaine en vue de développer des connaissances biomédicales et en santé publique. À partir des années 1950, la recherche clinique et sa place dans la recherche médicale s’est transformée, non seulement face à la montée en puissance de la biomédecine et de l’échelle moléculaire, mais aussi en raison de nouveaux de cadres professionnels, réglementaires et législatifs. Aux États-Unis, à Bethesda, le Clinical Center des National Institutes of Health accueillait en 1953 son premier patient et disposait l’année suivante de 115 lits occupés, avec sept unités de soin et des équipes dédiées à la recherche clinique. Il constitue aujourd’hui encore le lieu de référence et le symbole de l’entrée dans la recherche clinique moderne. Les pratiques d’expérimentation s’accompagnèrent d’une réflexion éthique essentielle pour protéger, le malade ou le volontaire sain, avec un cadre réglementaire qui se formalise progressivement à partir de la déclaration d’Helsinki de 1964.Les sciences du vivant connaissaient alors un développement considérable, avec des technologies nouvelles, l’essor de la biostatistique, de l’imagerie médicale, de la génétique moléculaire humaine… Mais comment encadrer et développer une recherche clinique pour expérimenter de nouvelles thérapies, de nouvelles stratégies médicales ? comment gérer la tension entre le soin et la recherche et préserver l’intégrité de la personne humaine ?L’organisation de la recherche clinique appelait aussi une réflexion sur les catégories, les pratiques et les formations professionnelles et spécialistes, entre la figure du médecin clinicien au « lit du patient » et celle du chercheur attaché « à la paillasse du laboratoire », le « fondamentaliste ». En outre, des acteurs privés, en particulier les industries pharmaceutiques et des produits de santé, participent aussi aux reconfigurations de ce champ de la recherche médicale. Comment interagissent-ils avec les politiques de recherche et de santé publique ?En France, la réflexion était engagée, mais il a fallu attendre la loi Huriet-Serusclat de 1988 pour que puisse se développer et s’organiser la recherche clinique sur le territoire et dans les établissements de santé. L’Inserm qui avait organisé un colloque important en 1988, « Regards sur la Recherche clinique », s’inscrivit de manière pionnière dans cette nouvelle organisation en instituant, dès 1992, les premiers centres d’investigation clinique (CIC).Le colloque organisé par le Comité pour l’histoire de l’Inserm réunira des historiennes et des historiens, des chercheuses et des chercheurs en sciences humaines et sociales, des acteurs engagés par le passé ou présentement dans la recherche clinique. Les échanges examineront les enjeux liés à l’organisation de la recherche clinique, les dimensions tant institutionnelles que technologiques de la recherche clinique dans les transformations sociales et politiques. La recherche clinique en France, au cœur de la réflexion, sera aussi appréhendée à travers les circulations internationales et interdisciplinaires qui animent ce champ de la recherche biomédicale depuis la moitié du 20e siècle.Informations pratiquesDate : 15 décembre 2025Lieu : Hôpital Sainte Anne, Grand Amphi, entrée au 102 rue de la santé, ParisPlus d’informations et inscriptionsContactCe colloque est organisé avec le soutien de l’Institut de psychiatrie et de neurosciences de Paris et de l’unité mixte de recherche Sirice (Paris 1/ CNRS/Sorbonne Université).