Grâce à sa grande expertise en microscopie, Sophie Allart, biochimiste et ingénieure de recherche Inserm, a contribué à la découverte de la présence du virus Zika à l’intérieur du spermatozoïde, et pas seulement à sa superficie.

Sophie Allart © Inserm/Delapierre, Patrick
Sophie Allart © Inserm/Delapierre, Patrick

En microscopie conventionnelle, impossible de voir quelque chose qui mesure moins de 200 nanomètres. Mais grâce au microscope de super-résolution STED (pour stimulated emission depletion microscopy) et au travail de Sophie Allart, cette limite a pu être abaissée à 23 nanomètres !

Responsable du plateau technique d’imagerie cellulaire du Centre de physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), la biochimiste a procédé à de nombreux réglages et adaptations de ce microscope dont le seuil de résolution est à l’origine de l’ordre de 50 nm. Ses efforts ont d’ores et déjà permis d’apporter la preuve formelle de la présence du virus Zika l’intérieur même des spermatozoïdes, et pas seulement dessus ou autour.

L’ingénieure a tout fait pour implanter cette technologie à Toulouse : montage financier, achat, mise en service, réglages, préparation des échantillons… Puis l’essentiel : ouvrir l’accès à l’ensemble de la communauté scientifique, au-delà des 23 équipes de recherche du CPTP.

Note :

*unité 1043 Inserm/CNRS/Université Toulouse III-Paul Sabatier