Jean-Christophe Hébert, Prix Innovation 2020

Lors de la crise sanitaire actuelle, Jean-Christophe Hébert, directeur du Département des affaires juridiques de l’Inserm, et son équipe ont aussi fortement contribué au montage des contrats nécessaires aux projets de recherche de l’Institut en lien avec la Covid-19. Une efficacité saluée par le Prix Innovation.

Jean-Christophe Hébert © Inserm/François Guénet
Jean-Christophe Hébert © Inserm/François Guénet

"Un pur produit de l’Inserm" : c’est ainsi que Jean-Christophe Hébert, 48 ans, se définit. Recruté par l’Institut il y a près de 20 ans, après un cursus universitaire scientifique et juridique, cet amateur de photographie et de « lieux isolés comme les Highlands d’Écosse » a gravi peu à peu les échelons : "Engagé comme "simple" juriste en 2001, je suis devenu adjoint à la direction du Département affaires juridiques en 2004, puis son directeur en 2011", détaille-t-il.

Lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19, Jean-Christophe Hébert et ses six collègues ont – entre autres – géré les aspects juridiques inhérents à la rédaction de documents clés, sans lesquels aucun des projets de recherche sur la Covid-19 lancés par l’Inserm n’aurait pu voir le jour : les conventions de partenariats. 

Fixer les devoirs et obligations des différentes parties

"Conçus en étroite collaboration avec diverses structures de l’Inserm (Pôle recherche clinique, ANRS, délégations régionales…) et Inserm Transfert, la filiale de valorisation de l’Institut, ces contrats définissent les droits et obligations des différentes parties impliquées, explique-t-il. Par exemple, les différentes conventions pour l’essai clinique Discovery stipulaient que les laboratoires pharmaceutiques concernés s’engageaient à fournir les molécules thérapeutiques testées, et l’Inserm, à partager les résultats obtenus avec ces industriels."

En raison des nombreux projets de recherche lancés dès le début de la crise sanitaire, le directeur et ses collègues ont ainsi vu leur charge de travail fortement augmenter. Mais c’était sans compter sur une puissante motivation : "La conscience d’être engagés dans une lutte commune, globale, qui nous concerne tous."