AccueilPodcastAdos, téléphones et santé mentaleAdos, téléphones et santé mentale Publié le : 23/09/2025 Temps de lecture : 13 min PodcastSeriez-vous d’accord pour que des chercheurs installent une appli dans votre téléphone pour analyser la manière dont vous l’utilisez ? C’est ce qu’ont accepté les jeunes Eudoxie et Axel, volontaires du projet i‑Eden. Le journaliste et docteur en neurosciences Chandrou Koumar les a suivis et nous fait découvrir cette étude scientifique qui s’intéresse au lien entre l’exposition aux écrans et le développement de nos cerveaux.« Ados, téléphones et santé mentale » est l’épisode 13 de la saison 1 des Volontaires, le podcast de l’Inserm avec les citoyennes et les citoyens qui font avancer la recherche médicale.Écouter l’épisodeL’épisode est disponible sur Apple Podcast, Audible, Deezer, Spotify, YouTube et partout où vous avez l’habitude d’écouter vos podcasts. Si besoin, vous pouvez l’ajouter à votre application en utilisant le flux RSS suivant :https://anchor.fm/s/f6ab7858/podcast/rss Durée : 16 min. InvitésChloé Vainqueur est statisticienneJonathan Bernard est chargé de recherche InsermBarbara Heude est directrice de recherche InsermTous contribuent au projet I‑eden.Transcription de l’épisodeDéplier pour voir le texteMusique génériqueChandrou Koumar : Est-ce que vous laisseriez des scientifiques fouiller dans votre téléphone portable ? Parce que moi, je ne suis pas sûr que je le ferai. C’est pourtant ce qu’ont accepté les jeunes volontaires que je vais rencontrer aujourd’hui.Bonjour, je suis Chandrou Koumar, journaliste docteur en neurosciences. Et dans cet épisode du podcast Les Volontaires de l’Inserm, je suis à Paris pour découvrir une étude sur le numérique et la santé mentale. Que font les jeunes sur leur portable ? À quelle heure ? Pour quelles conséquences sur leur sommeil, leur physique ou encore leur santé mentale ?Jonathan : Vous cliquez, vous cliquez. À la fin vous vous retrouvez à passer une heure sur TikTok à défiler des vidéos alors qu’au départ vous voulez juste regarder le temps qu’il vous faut pour aller à votre rendez-vous.Chandrou : Découvrez l’étude scientifique « I‑Eden » ou « Aï-Eden », si vous êtes bilingue. Afin d’étudier l’impact de l’utilisation des écrans, des scientifiques demandent à des jeunes adultes l’autorisation d’installer une application spéciale dont le but est d’analyser comment ils utilisent leur téléphone. Et vous allez voir qu’ils le font pour la bonne cause. Et comme j’aime vous le répéter à tue-tête, la science, c’est avant tout une aventure humaine. Je vais donc à la rencontre de la jeune Eudoxie.Eudoxie : J’ai eu mon premier téléphone, je devais avoir 12 ans, je dirais.Chandrou : Du jeune Axel et de sa maman Julie, les volontaires impliqués dans cette étude sur le numérique. Mais je vais aussi rencontrer Chloé Vainqueur.Chloé : Bonjour Chandrou !Chandrou : Jonathan Bernard et Barbara Heude, trois chercheurs de l’Inserm, spécialistes en épidémiologie du développement de l’enfant et de l´adolescent.Fin musique générique / Bruits ambiance caféChandrou : Je suis actuellement dans un café du dixième arrondissement de Paris. J’attends une jeune volontaire.Eudoxie : Bonjour.Chandrou : Elle s’appelle Eudoxie, elle a 22 ans et participe à l’étude I‑Eden.Eudoxie : Du coup, dans l’étude I‑Eden, je réponds à des questionnaires sur mon téléphone principalement et voilà tout se fait à distance.Chandrou : Vous pouvez me montrer ça ?Eudoxie : Oui bien sûr. Donc il y a différents types de questionnaires sur différents sujets par exemple le langage, les écrans, la santé mentale, l’activité physique et le sommeil et plein d’autres thèmes et ensuite c’est des QCM plus ou moins longs sur chaque thème.Chandrou : Donc là, c’est un questionnaire de santé mentale et …Eudoxie : Relations familiales.Chandrou : Ok.Eudoxie : Pour chaque énoncé, cochez la case « pas vrai », « un peu vrai » ou « très vrai » qui s’applique. Répondez en vous basant sur votre expérience des six derniers mois. « Je suis agité, j’ai du mal à rester longtemps assis » : « Un peu vrai » ; « Je ne tiens pas en place ou me tortille constamment » : on va dire « un peu vrai ».Chandrou : Donc en fait là, pour répondre, vous avez juste à cliquer sur les réponses. On dirait presque un jeu ou un QCM auquel vous répondez sur votre téléphone.Eudoxie : Maintenant, répondez par « vrai » ou « faux » à chacun des dix énoncés suivants. « Je n’ai pas d’énergie pour l’école, pour le travail » : « faux » ; « Il n’y a rien qui m’intéresse, plus rien qui m’amuse » : « faux ; « Ce que je fais ne sert à rien » : « faux »…Respiration musicale +Chandrou : L’application utilisée par Eudoxie pour répondre aux questions a été conçue spécifiquement pour les besoins de l’étude I‑Eden. En plus de contenir les questionnaires, elle enregistre les habitudes des jeunes via des données obtenues directement depuis le téléphone. Mais comment arrive-t-on à convaincre des jeunes de dévoiler ce qu’ils font sur leur téléphone en toute intimité ?Chloé : Bonjour Chandrou ! Ça va ? Ça va et vous ?Chandrou : Pour avoir la réponse, je rejoins Chloé Vainqueur, cheffe de projet de l’étude I‑Eden.Fin tapis musicalChloé : Alors le protocole, donc en fait pour les jeunes, ce qui se passe c’est que pendant une semaine on récolte les données de leurs téléphones. Donc par exemple on a l’exposition aux signaux Wi-Fi et Bluetooth par exemple aux alentours, mais également les données GPS, le temps passé sur le téléphone, les applications utilisées et aussi le nombre de pas dans la journée.Eudoxie : J’ai accepté de me faire, entre guillemets, espionner pour le bien de la recherche parce que je n’ai rien à cacher, donc si ça peut être utile pour la recherche, tant mieux.Chloé : Pour ceux qui sont plus réticents, on a des garanties qu’on leur envoie au début. On leur informe bien que toutes leurs données sont confidentielles, anonymes et qu’on ne s’intéresse pas à leur vie privée. On n’a pas accès du tout au contenu ou ce qu’ils postent sur les réseaux, on a pas accès du tout.Chandrou : Pas le contenu des appels, pas le contenu des messages, rien.Courte virgule musicaleChandrou : Jonathan Bernard, vous êtes épidémiologiste, chargée de recherche à l’Inserm et responsable scientifique de l’étude I‑Eden. C’est quoi l’objectif global de surveillance de tous ces comportements ?Jonathan : C’est de mieux comprendre comment les différents usages numériques qui se sont diversifiés au cours de la révolution numérique qui est passée depuis 15 ans, comment ça influence la santé au sens large, plus particulièrement la santé mentale quand on est chez les adolescents, parce qu’aujourd’hui on voit que les adolescents ne sont pas en très bonne santé mentale, il y a des problèmes de dépression, d’anxiété qui ont augmenté ces dernières années. Et on essaie de comprendre, est-ce que les usages numériques en sont une des causes ? Est-ce qu’ils en sont une conséquence ? Est-ce qu’il y a des profils d’adolescents qui sont plus à risque, plus vulnérables d’avoir des problèmes en lien avec les usages numériques ? Donc toutes ces questions-là, on veut réussir à les utiliser dans le détail.Chandrou : Le prérequis un peu à tout ça, c’est que les jeunes auraient un usage problématique du smartphone…Jonathan : Si on se focalise juste sur les jeunes, donc effectivement, il y a eu un rajeunissement au cours des 10, 15 dernières années, de l’équipement en numérique.Eudoxie : J’ai eu mon premier téléphone, je devais avoir 12 ans, je dirais.Jonathan : Avant, il y a 20 ans, le premier smartphone, le premier téléphone, ce n’était même pas un smartphone, c’était un téléphone et c’etait à partir du lycée. Aujourd’hui, on équipe les adolescents dès qu’ils rentrent en 6e, en moyenne en France, un smartphone. Et donc, pourquoi les jeunes ? Aussi parce qu’ils sont en pleine construction sociale, mais aussi le cerveau se construit à ce moment-là. Il y a des traits qui sont différents chez l’adolescent. Un adolescent est plus impulsif qu’un adulte. Au niveau des contrôles des fonctions exécutives, le cerveau ne fonctionne pas chez un adolescent comme chez un adulte. Donc, les usages impulsifs, compulsifs, on estime qu’ils peuvent être aggravés chez un ado par rapport à chez un adulte. Par contre, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème chez les adultes. Il y a aussi des usages problématiques des écrans chez les adultes. Mais il y a des sujets sur lesquels l’adolescent est plus vulnérable, et notamment la question de la régulation, de l’autorégulation. Pour un adulte se dire, « bon là ça suffit, j’ai assez traîné sur mon smartphone à faire des vidéos, je m’arrête ». Pour un adolescent, c’est plus difficile parce que ses fonctions exécutives ne sont pas encore matures et il a beaucoup plus de mal à dire « stop » lui-même, à comprendre quand est-ce que c’est trop.Eudoxie : Disons que ma participation à l’étude, elle m’a permis de prendre conscience que je passais un peu trop de temps sur mon téléphone. Par exemple, quand j’attends le bus, j’essaye de me dire, au lieu d’être sur mon téléphone, je regarde les voitures qui passent ou les gens, mais je ne pense pas que ça va durer avec le temps. Je pense que ça va revenir, les mauvaises habitudes vont revenir avec le temps.Jonathan : Le problème du smartphone aujourd’hui, c’est que toutes ses fonctions, elles sont imbriquées et il n’y a pas de séparation. Le fait que ce soit dans un même appareil fait que vous dites, « tiens, je vais juste regarder combien de temps il me faut pour aller à tel endroit ». Vous ouvrez votre GPS, vous faites votre simulation et hop, vous avez une notification pour un truc. Et puis après, vous cliquez, vous cliquez. À la fin, vous vous retrouvez à passer une heure sur TikTok, à défiler des vidéos, alors qu’au départ, vous voulez juste regarder le temps qu’il vous faut pour aller à votre rendez-vous. Vous voyez, ça, en fait, le problème, c’est qu’on est happé. Il y a une économie de l’attention qui est faite et qui touche particulièrement les adolescents parce qu’ils ne sont pas capables de dire « stop ».Chandrou : Économie de l’attention, en fait, c’est le fait que les entreprises du numérique gagnent de l’argent en captant notre attention. Et donc, tout l’enjeu des applications, des réseaux sociaux, c’est de nous maintenir connectés le maximum et donc nous donner le plus d’informations qui va nous sembler intéressantes parce que l’attention rapporte de l´argent et un modèle économique. C’est bien ça l’économie de l’attention ?Jonathan : C’est très bien résumé.Respiration musicale + Tapis musicalChandrou : Environ 200 jeunes participent à l’étude I‑Eden. Ils ont tous entre 17 et 25 ans et ce n’est pas la première fois qu’ils contribuent bénévolement à la science. À vrai dire, ils sont volontaires depuis qu’ils sont des fœtus dans une étude qui perdure depuis plus de 20 ans. Je vous explique. Entre 2003 et 2006, 2 000 futures mamans ont accepté d’être suivies pendant leur grossesse, mais aussi que leur enfant soit suivi jusqu’à leurs 5 ans dans le cadre de l’ancêtre du projet I‑Eden qui s’appelle Eden tout court sans le « i ». Le projet Eden a été prolongé à plusieurs reprises, permettant de recueillir toujours plus de données sur des sujets différents jusqu’à la majorité des jeunes. Si vous avez écouté l’épisode précédent sur les pollutions sonores, vous avez peut-être compris qu’il s’agit d’une cohorte, c’est-à-dire une étude où l’on suit des centaines de volontaires sur le temps long.Fin tapis musicalChandrou : Barbara Heude,Barbara : Bonjour.Chandrou : vous êtes épidémiologiste et coordinatrice de la cohorte Eden et directrice de recherche. À l’époque, c’était quoi l’objectif de cette étude justement ?Barbara : Alors, initialement, l’étude Eden a été lancée dans les années 2000 pour mieux comprendre en quoi les facteurs auxquels le fœtus et le petit enfant sont exposés en cette période très précoce de la vie, en quoi ces facteurs peuvent influencer le développement et la santé tout au long de la vie. Donc là, on est très fiers d’avoir pu continuer jusqu’à l’âge adulte et pouvoir faire ces observations sur une si longue période.Chandrou : Donc, pour être clair, Eden, c’est la cohorte composée des 2000 mamans et de leurs enfants, alors que I‑Eden, c’est l’étude spécifique sur l’utilisation du téléphone.Barbara : Donc, un des résultats importants d’Eden et qui a certainement mis la première pierre du projet I‑Eden dont on parle aujourd’hui, c’est des travaux où on s’intéressait aux déterminants du développement du langage de l’enfant et un des facteurs qui ressortait vraiment c’était le fait que la télé soit allumée pendant les repas, qui comptait vis-à-vis du développement de l´enfant, et non pas le nombre d’heures passées devant la télévision, et c’est ça qui a un peu lancé tous les travaux ultérieurs qui ont mené aux travaux de l’équipe sur les écrans.Tapis musicalChandrou : La cohorte Eden a produit plus de 200 publications scientifiques. Tout ça grâce à des jeunes volontaires comme Eudoxie avec qui j’étais tout à l’heure. Mais aussi grâce à Axel, 19 ans. C’est un jeune volontaire qui s’est aussi laissé espionner de bon cœur. Sa maman, Julie, a accepté de participer quant à elle à la courte de suivi de grossesse Eden il y a presque 20 ans. Je leur passe un petit coup de téléphone.Fin tapis musicalChandrou : Allo, Axel. Allo Julie.Julie : Bonjour Chandrou.Chandrou : Julie, pourquoi avoir accepté d’impliquer Axel dans l’étude ? J’ai envie de dire que ce n’était même pas à l’enfance, c’était carrément au stade fœtal.Julie : C’était au stade fœtal. Moi, quand on me l’a proposé, je n’ai pas eu l’impression au départ d’impliquer Axel. J’ai l’impression que c’est surtout moi qui ai été impliquée dans cette étude. Ça a nécessité des rendez-vous médicaux supplémentaires. Et puis après, ce que j’en avais compris, il s’agissait surtout pour les parents de répondre à des questionnaires sur l’évolution de l’enfant dans ses premiers mois et ses premières années de vie. Et c’est au fil du temps que Axel a été mis dans la boucle, mais quand il était tout petit, c’était plutôt les parents qui étaient impliqués.Chandrou : Qu’est-ce que vous pensez de l’usage d’Axel avec son smartphone ? Loin de moi l’idée de vouloir créer des embrouilles familiales…Julie : Je pense que Axel a un usage du téléphone très important.Axel : Gros consommateur.Julie : Un gros consommateur et surtout une consommation qu’on ne peut pas tellement contrôler quand on est parent en fait, mais c’est sûr que c’était un usage quasiment permanent.Chandrou : T’es d’accord Axel ?Axel : Oui et non. Oui, dans le sens où je m’en sers toute la journée, tous les jours, mais pas forcément pour les choses auxquelles les parents pensent. C’est-à-dire que mine de rien, je m’en servais pas mal pour les cours. C’était pas que du jeu, pas que des réseaux sociaux, c’était une partie du sérieux aussi.Jonathan : Oui, il y a des usages qui sont positifs et le divertissement peut aussi être positif. D’ailleurs, c’est important. La question, c’est de ne pas faire que du divertissement. C’est aussi de se servir de son smartphone pour des bonnes choses. Et grâce à I‑Eden, on va pouvoir aussi identifier quels sont les bons comportements, les bonnes manières de réguler ces usages dans le but d’améliorer sa santé mentale, améliorer ses résultats scolaires, etc. Essayer de bien comprendre quels sont les risques, mais aussi les bénéfices à certains usages.Chandrou : J’ai posé la question à Julie, donc c’est bien normal de renvoyer la balle. Toi Axel, qu’est-ce que tu penses de l’usage de ta mère de son téléphone ?Axel : Quand on était petits, avec mon petit frère, on trouvait qu’elle était beaucoup sur son téléphone. Et quand on en a avait marre, on lui éteignait en cachette pour l’embêter. Après, aujourd’hui, elle s’en sert quand même beaucoup pour le boulot. Et puis, contrairement à nous, quand elle travaille, elle le pose et elle ne répond pas. C’est quelque chose qui n’est pas toujours évident à faire pour nous, je trouve.Chandrou : Jonathan Bernard, quelles sont vos hypothèses, si je devais être caricatural, est-ce que le smartphone est bon ou mauvais pour le cerveau des jeunes ?Jonathan : Ça dépend, c’est un sujet très compliqué pour lequel les preuves ne sont pas encore très très robustes. Déjà, il y a un premier problème qui se pose, c’est que la santé mentale, les usages numériques, ce sont des choses qui varient énormément selon les milieux sociaux. Il faut réussir à prendre en compte ça, sinon on peut conclure à des liens de cause à effet qui sont erronés.Barbara : On attend aussi beaucoup des parents pour contextualiser l’environnement dans lequel les jeunes adultes de l’étude vivent. Alors les questions sont d’ordre beaucoup socio-économique, mais aussi les propres comportements des parents par rapport à leurs usages eux-mêmes du téléphone, par rapport a l’attention qu’ils ont sur l’usage de leur enfant.Jonathan : Aujourd’hui on n’est pas certain que le téléphone cause des problèmes de santé mentale, notamment en dépression et anxiété. Par contre, ce dont on est à peu près sûr c’est que les profils vulnérables des enfants qui ont des tendances à la dépression, à l’anxiété, vont avoir tendance à utiliser leur smartphone pour remédier à certains problèmes et puis derrière ça peut les accentuer, donc on rentre plutôt dans une boucle un peu négative.Respiration musicale + Musique générique de finChandrou : J’ai passé une journée fascinante, mais qui me fait aussi me poser certaines questions. Au final, est-ce que c’est vraiment possible d’avoir un bon usage de notre téléphone quand on voit le fonctionnement des applis actuellement ? Moi, je n’ai pas les réponses, je vous laisse avoir les vôtres. À très vite pour de nouvelles rencontres scientifiques avec les volontaires. Merci d’avoir écouté cet épisode consacré aux volontaires qui participent à la recherche sur le lien entre santé mentale et utilisation du téléphone. Les Volontaires, c’est un podcast de l’Inserm, le seul organisme de recherche public entièrement dédié à la santé humaine. Et c’est une production de Maison K Prod. À bientôt pour de nouvelles aventures et de nouvelles études en recherche médicale. Et si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à vous abonner et à le partager autour de vous. Et si vous le pouvez, pensez à nous mettre 5 étoiles sur votre application, ça nous aide vraiment. Une série créée par l’Inserm, orchestrée par Chandrou Koumar, journaliste et docteur en neurosciences et produite par MaisonK Prod. Musique et mixage : Ben Molinaro. Graphisme : Anna Toussaint.