AccueilCulture scientifiqueBande dessinée numérique – Moustique : profil d’un serial piqueurBande dessinée numérique – Moustique : profil d’un serial piqueur Publié le : 16/07/2026 Temps de lecture : 3 min Culture scientifiqueÀ Strasbourg, une équipe est à la pointe des recherches en matière de lutte contre les maladies virales et parasitaires transmises par les moustiques et dangereuses pour l’humain. Et si modifier ces espèces invasives, comme le moustique-tigre, permettait d’enrayer la propagation des maladies qu’elles transportent ? Cela fait partie des pistes très sérieuses à l’étude, qui semblent présenter des avantages notables mais suscitent également de vives inquiétudes. Une bande dessinée documentaire nous plonge au cœur de cette étonnante recherche et des enjeux majeurs qu’elle soulève, posant les bases pour un débat de société éclairé.Depuis près de vingt ans, Éric Marois étudie différentes espèces de moustiques responsables de la propagation de maladies comme le paludisme. Ce chercheur Inserm à l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS) tâche de comprendre les mécanismes biologiques mis en jeu pour proposer de nouvelles stratégies de lutte contre les maladies dites « à transmission vectorielle ».Ce sont ces recherches et ce quotidien professionnel que Kieran Sternieri, alors étudiant en arts appliqués à l’École Estienne, a découvert lors d’une immersion au laboratoire. Un sujet vaste et complexe, tant du point de vue scientifique que de celui des implications sociétales. Il est ainsi crucial de bien comprendre la technique de modification ciblée de l’ADN, au cœur du projet, pour que citoyens comme décideurs puissent en saisir la portée, d’après l’état actuel des connaissances.Au-delà de notions relatives à la génétique, c’est un véritable travail d’investigation qui prend la forme d’une bande dessinée numérique. Caractéristiques de cet incommodant compagnon estival à six pattes, stratégies envisagées pour limiter la prolifération des espèces vectrices de maladies, infrastructures de pointe à disposition des équipes de recherche, controverses suscitées par les techniques à l’étude, premiers tests « grandeur nature »… autant de sujets abordés avec rigueur et nuance, et richement illustrés.Le récit alterne entre parenthèses historiques, pour recontextualiser l’arrivée du moustique-tigre en Europe grâce à ses capacités d’adaptation exceptionnelles ou présenter les limites que présentent les techniques de lutte actuelle qui recourent aux insecticides, et projections vers le futur, pour esquisser les différents scénarios envisageables d’un point de vue technologique et discuter des répercussions délétères ou inopinées qui pourraient survenir. Si certaines interrogations peuvent être raisonnablement éludées, d’autres débats demeurent y compris au sein de la communauté scientifique.Car la nature des solutions proposées par les chercheurs soulève des enjeux éthiques : veut-on tendre vers l’extinction de la population invasive d’une espèce au regard des problématiques de santé publique qu’elle pose, ou doit-on plutôt faire en sorte de la rendre inoffensive en la modifiant ?Un récit façon reportage à dévorer dès 13 ans à l’abri des moustiques, pour découvrir autrement ce sujet d’importance et susciter le débat lors des longues soirées d’été !Lire Moustique : profil d’un serial piqueur (sur Calaméo)Cette bande dessinée documentaire est le fruit d’un travail de fin d’études réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale.) et l’École Estienne.Les contenus scientifiques présentés s’appuient sur des travaux de recherche conduits par l’équipe Inserm « Réponses immunitaires chez les moustiques » au sein du laboratoire Modèles insectes d’immunité innée (Première ligne de défense de l’organisme contre les agents infectieux, non spécifique d’un pathogène donné.) (M3i) de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS.Pour plus d’information ou formuler un retour sur la bande dessinée : *protected email*. Selon la nature du message, celui-ci pourra être transféré au scientifique référent ou à l’illustrateur.