EOSC-Pillar : combiner les expériences nationales pour construire un Cloud science ouverte européenne

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Lancé début juillet 2019, le projet EOSC-Pillar coordonnera les efforts nationaux de science ouverte et partagée en Autriche, Belgique, France, Allemagne et Italie. Il assurera leur contribution et leur préparation pour la mise en œuvre du Cloud science ouverte européenne (EOSC).

L'EOSC vise à offrir à 1,7 million de chercheurs européens et à 70 millions de professionnels des sciences, de la technologie, des sciences humaines et sociales un environnement virtuel qui comportera des services ouverts et transparents pour le stockage, la gestion, l'analyse et l’utilisation des données de recherche, au-delà des frontières et des disciplines scientifiques, en fédérant les infrastructures et services existants.

"Les initiatives nationales de science ouverte sont la clé pour impliquer les communautés d'utilisateurs et les infrastructures de recherche dans la création de l'EOSC", a commenté Federico Ruggieri, coordinateur du projet EOSC-Pillar. "Un de nos objectifs est de nous assurer que leurs voix soient entendues, puis traduites en pratiques et services partagés pour le bénéfice des communautés scientifiques respectives".

En les fédérant par le biais de politiques communes, de services FAIR, de normes communes et de choix techniques, EOSC-Pillar sera un catalyseur pour les services scientifiques transnationaux ouverts. L'objectif est de démontrer que la mise en œuvre de l'EOSC sera efficace, évolutive et durable, et qu'elle peut être appliquée efficacement dans d'autres pays.

L’Inserm est impliqué dans ce projet, au travers du département du Système d’information (DSI) et de l’Institut français de bioinformatique (IFB). L’Inserm a notamment en charge le pilotage d’un cas d’usage en bioinformatique visant à améliorer les interactions calcul-données pour différents outils, en se fondant dans un premier temps sur la plateforme Galaxy. L’Inserm est également impliqué sur les aspects touchant à la gestion des données, autour d’outils comme Dataverse. L’implication de l’Inserm dans un projet d’infrastructure informatique marque la volonté de l’institut de s’engager à "mettre la recherche au cœur du système d’information". Pour l’institut, les retombées possibles sont multiples, notamment en termes de soutien à la mise en place de services génériques (solutions de stockage ou de référencement) et de services métier (pour la bioinformatique par exemple).

Le projet est coordonné par le GARR, le réseau national italien de recherche et d'éducation, et implique les organisations suivantes : l'université de Vienne (Autriche), l'université de Gand (Belgique), le Cines, le CNRS, l'Ifremer, l'Inra, l'Inria et l'Inserm (France), le DKRZ, le Fraunhofer, le GFZ et le KIT (Allemagne) et le CINECA, le CMCC, le CNR, l'INFN et le Trust IT (Italie).

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