Mémoire

 

Avril 2009

Les mémoires humaines

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Recherche à suivre : une série de clips des année 90. Alerte : le voleur de la formule secrète a prit la fuite. Fureur dans les neurones : il doit la mémoriser au plus vite avant de se faire fouiller. mais... comment fonctionne la mémoire ? Ce dessin animé de 1990 explique la trace amnésique et les relations entre les neurones.

On devrait parler des mémoires au pluriel. Les avancées des neurosciences et des sciences cognitives ont montré que notre cerveau est le siège de plusieurs systèmes de mémoire : mémoires à court et à long terme, mémoires, épisodique et sémantique, mémoires implicite et explicite…

Mémoire à court terme : retenir les informations un bref instant

Nous utilisons la mémoire à court terme en permanence, et sans en avoir toujours conscience. La forme la plus courante et la plus générale de mémoire à court terme a été appelée mémoire sensorielle. Elle provient de nos sens, essentiellement de la vision (mémoire iconique) et de l’audition (mémoire échoïque) et les informations sont conservées un temps très court (de l’ordre de la milliseconde).

La durée de rétention d’une information définit deux grandes catégories de mémoire : à court terme (mémoire sensorielle et mémoire de travail) et à long terme.

Outre la mémoire sensorielle, notre mémoire à court terme sert également à maintenir pendant quelques secondes un certain nombre d’informations nécessaires à nos différentes activités cognitives, comme composer un numéro de téléphone ou se concentrer sur un discours. Cette faculté est qualifiée de mémoire de travail. Les informations de la mémoire à court terme ne sont retenues que sur un délai court, de l’ordre de la seconde, inférieur à la minute.

7 (+/-2), "nombre magique" de la mémoire de travail
 Les chercheurs ont tenté de mesurer les capacités de mémorisation à court terme, et ils sont parvenus à ce que le psychologue George Miller a appelé dans un article célèbre le « nombre magique 7 »… plus ou moins 2. En moyenne, nous sommes capables de retenir pendant quelques secondes 7 items différents. Il est intéressant de noter que ces items sont des unités sémantiques. Par exemple, la suite [7, 9, 6, 4, 0, 9, 2] représente 7 items. Elle peut aussi se lire [796, 409, 2] ce qui ne représente plus que trois items (et laisse la possibilité d’en retenir quatre autres). De même, une suite de mots longs et compliqués comme [perroquet, colibri, araignée, diplodocus, chimpanzé, kangourou, ornithorynque] représente 7 unités sémantiques, bien qu’elle soit composée d’un bien plus grand nombre de lettres. Divers procédés mnémotechniques utilisent cette propriété de notre cerveau pour élargir l’empan mnésique de la mémoire de travail.

Mémoire à long terme : déclarative et non déclarative

Les mémoires

La mémoire à long terme, quant à elle, peut être divisée en deux grands types de mémoire : déclarative (ou explicite) et non déclarative (ou implicite).
La mémoire déclarative englobe l’ensemble des informations dont le sujet a une connaissance explicite, qu’il peut rappeler à sa conscience. Ce système de stockage peut être à son tour divisé en deux catégories : la mémoire épisodique (événements autobiographiques) et la mémoire sémantique (le savoir, la connaissance).
La mémoire non déclarative rassemble l’ensemble des procédures de pensée acquises par un individu qui facilitent par la suite ses nouvelles expériences motrices, perceptives ou cognitives, sans recours à un rappel intentionnel. Une forme connue de cette mémoire implicite, de nature procédurale, est la capacité à faire du vélo ou à nager : une fois acquise, elle demeure sans rappel conscient.

La mémoire en réseaux

Du point de vue neurologique, il n’existe pas "un" centre de la mémoire dans le cerveau. Ce sont des changements des connexions synaptiques au sein de réseaux de neurones activés de manière régulière et répétée qui forment et consolident les souvenirs. Certaines régions cérébrales jouent cependant un rôle important. La mémoire de travail met en jeu le cortex préfrontal. Mais d’autres régions sont simultanément activées lors des tâches cognitives, dans le cortex prémoteur, le cortex occipital et le cortex pariétal.

L’hippocampe petite structure du système limbique, partie ancienne de notre cerveau, est un "carrefour" important et indispensable à la formation des souvenirs conscients mais semble ne stocker l’information que de manière temporaire, le relais à long terme étant probablement assuré par des structures corticales.

A l’heure actuelle, un grand nombre de chercheurs considèrent que le processus de mémorisation dans le cerveau se fait par un renforcement ou un affaiblissement des connexions entre les neurones suite à des modifications biochimiques et morphologiques.

Comment une information devient un souvenir ?

Comment une information devient un souvenir ?

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Fédération pour la recherche sur le cerveau. Où en est l'étude des fondemants cérébraux de la mémoire humaine et de ses troubles ? (F. Eustache)

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