Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Avril 2009

Bien plus grave que la simple "toux du fumeur", appelée jadis emphysème ou bronchite chronique, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie chronique pulmonaire engageant le pronostic vital.

Glandes et infections bronchiques. Dilatation glandulaire par un mucus riche en sialomucine. Coloration en bleu Hibda. x100.

Glandes et infections bronchiques. Dilatation glandulaire par un mucus riche en sialomucine. Coloration en bleu Hibda. x100.

Elle se manifeste par une obstruction lente et progressive des voies aériennes et des poumons, avec diminution des débits expiratoires.

Les principaux symptômes de la bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO sont l’essoufflement, les expectorations anormales (mélange de salive et de mucus) et une toux chronique. Les activités quotidiennes deviennent pénibles au fur et à mesure que la maladie progresse.

3,5 millions de Français concernés

Selon l’OMS, 210 millions de personnes souffrent de BPCO dans le monde et plus de trois millions en meurent annuellement (5 % de l’ensemble des décès survenus dans le monde). Elle représente déjà la troisième cause de mortalité en Europe, la sixième dans le monde. La Direction générale de la santé estime à 3,5 millions le nombre de personnes concernées en France, dont 100 000 sont atteintes de formes sévères nécessitant une oxygénothérapie à domicile.

Dans les pays développés, les femmes sont désormais presque autant touchées que les hommes, notamment en raison du développement du tabagisme féminin. La BPCO est le plus souvent diagnostiquée après 40 ans. Elle est confirmée par un test appelé spirométrie, permettant de mesurer au repos ou à l’effort les différentes capacités pulmonaires, les volumes pulmonaires et les débits d'air (inspiration, expiration) d'un patient.

Le tabac premier coupable

La principale cause de BPCO est la fumée du tabac (tabagisme actif ou passif). Mais on compte aussi dans les facteurs de risque la pollution de l’air dans les habitations et dans l’atmosphère, ainsi que les poussières et substances chimiques du milieu professionnel. Des infections fréquentes des voies respiratoires inférieures au cours de l’enfance créent un terrain propice pour le développement ultérieur de la pathologie.
Actuellement, la BPCO n’est pas curable, mais son traitement ralentit l’évolution de la maladie. Selon les projections de l’OMS, le nombre total de décès par BPCO devrait augmenter de plus de 30 % dans les dix ans à venir.

Pour aller plus loin

Expertises collectives

Activité physique - Contextes et effets sur la santé (2008)

Communiqués de presse

Une première cible thérapeutique pour l'asthme et les BPCO (14 janvier 2008)

Les associations de malades

Inserm-Associations - la base Inserm Associations

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