Reportage réalisé à l'Institut clinique de la souris, à Illkirch, près de Strasbourg. Suivez le parcours d’une souris dans les différents services d’exploration.

L’ICS porte bien son nom. L’institut clinique de la  souris*, à Illkirch, près de Strasbourg, est une infrastructure de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) entièrement dédiée à la production et la caractérisation des souris. Dirigé par Yann Hérault depuis 2010, l’ICS dispose dans ces 6 200 m2 de services similaires à ceux d’un hôpital pour humains.

  • Pour explorer leurs capacités respiratoires, des souris sont placées dans des enceintes de pléthysmographie, hermétiquement fermées, à l’exception de l’arrivée d’air, contrôlée, celles-ci permettent de mesurer l’influence de la mutation d’un gène sur la fréquence respiratoire des souris (à l’écran).
    Pour explorer leurs capacités respiratoires, des souris sont placées dans des enceintes de pléthysmographie, hermétiquement fermées, à l’exception de l’arrivée d’air, contrôlée, celles-ci permettent de mesurer l’influence de la mutation d’un gène sur la fréquence respiratoire des souris (à l’écran).
    © Inserm/Guénet, François
  • Technicien animalier dans une salle d'hébergement des souris.
    Relevé des naissances, identification, détermination du sexe, sevrage, accouplement, biopsie/prélèvement sanguin… Ludovic Wiecrock et les autres techniciens animaliers ont fort à faire dans chacune des 12 salles qui peuvent héberger 1000 cages de stabulation.
    © Inserm/Guénet, François
  • Ce tableau de scoring de la douleur rappelle à tous comment la repérer
    Dans le respect de la règle des 3R (réduire, raffiner, remplacer) de l’expérimentation animale, la douleur des souris est évitée au maximum. Ce panneau, bien en évidence dans les couloirs, rappelle à tous comment la repérer.
    © Inserm/Guénet, François
  • Après anesthésie avec de l’isofluorane, une souris a été placée sur la table d'examen, avant de passer une échographie cardiaque.
    Après avoir été anesthésiée avec de l’isofluorane, la souris a été rasée à la tondeuse d’abord, puis à la crème dépilatoire sur la zone thoracique : elle est prête à passer son échographie cardiaque.
    © Inserm/Guénet, François
  • Sur l'écran, un enregistrement montre la fréquence d'une échographie cardiaque, observation d'une variation du volume cardiaque d'une souris.
    L’enregistrement de la fréquence cardiaque via les électrodes sur lesquelles les pattes sont scotchées, couplé à l’échographie du cœur grâce à la sonde placée au-dessus du thorax de la souris, permet à Émilie Thiebaut, assistante-ingénieure, d’observer la variation du volume cardiaque (à l’écran).
    © Inserm/Guénet, François
  • Grrâce à une machine UltraFocus qui calcule la densité osseuse, le chercheur, obtient une radiographie de la souris.
    Grâce à une machine UltraFocus, qui permet aussi de calculer la densité osseuse, Chaouki Bam’hamed, assistant-ingénieur, obtient la radiographie du squelette d’une souris. À première vue, pas de malformation macroscopique !
    © Inserm/Guénet, François
  • Pour explorer leurs capacités respiratoires, des souris sont placées dans des enceintes de pléthysmographie, hermétiquement fermées, à l’exception de l’arrivée d’air, contrôlée, celles-ci permettent de mesurer l’influence de la mutation d’un gène sur la fréquence respiratoire des souris (à l’écran).
    Pour explorer leurs capacités respiratoires, les souris sont placées dans des enceintes de pléthysmographie. Hermétiquement fermées, à l’exception de l’arrivée d’air, contrôlée, celles-ci permettent de mesurer l’influence de la mutation d’un gène sur la fréquence respiratoire des souris (à l’écran).
    © Inserm/Guénet, François
  • Ecran d'ordinateur
    Pour explorer leurs capacités respiratoires, les souris sont placées dans des enceintes de pléthysmographie. Hermétiquement fermées, à l’exception de l’arrivée d’air, contrôlée, celles-ci permettent de mesurer l’influence de la mutation d’un gène sur la fréquence respiratoire des souris (à l’écran).
    © Inserm/Guénet, François
  • Pour tester ses facultés d’apprentissage et de mémoire, la souris est placée dans un espace triangulaire.
    Pour tester ses facultés d’apprentissage, la souris est placée dans un espace triangulaire. Sur l’une des faces, des images apparaissent. Selon le protocole, l’une d’elle est associée à une récompense : une goutte d’eau sucrée délivrée derrière elle dans la mangeoire. De récents travaux ont permis de montrer que la perte de fonction du gène Ptchd1, impliqué dans la déficience intellectuelle et l’autisme, entraîne un dysfonctionnement des synapses.
    © Inserm/Guénet, François
  • Une souris passe un test de mémoire observée par Fabrice Riet, ingénieur d’étude, Yann Hérault, directeur de l’ICS et Patrick Reilly, responsable du département Phénotypage qui réunit tous les services d’exploration clinique.
    La souris passe un test de mémoire, sous le regard de Fabrice Riet, ingénieur d’étude, Yann Hérault, directeur de l’ICS et Patrick Reilly, responsable du département Phénotypage qui réunit tous les services d’exploration clinique. Après avoir été placée une première fois en présence de deux objets identiques (dé ou bille) pendant 10 minutes, la souris est confrontée 24 heures plus tard au même plateau, avec cette fois un dé et une bille. Si elle a bien mémorisé le premier objet, elle va passer plus de temps à explorer le nouveau.
    © Inserm/Guénet, François

Service d’exploration cardiaque, respiratoire, métabolique, cognitif… une véritable clinique de la souris ! Pourquoi ? Parce qu’à l’ICS, les chercheurs ont pour ambition de décrire, sous tous leurs aspects, les souris que leur confient d’autres laboratoires, privés ou publics, ou qu’eux-mêmes produisent. Car au sein du Consortium international de phénotypage de la souris (IMPC), qui réunit 18 laboratoires internationaux, l’ICS participe à un projet d’ampleur : explorer les conséquences de la mutation de chacun des 20 000 gènes des souris. À la charge de l’ICS : 235 lignées de souris à produire, grâce à la technologie CRISPR/Cas9 entre autres, soit autant à étudier. Avec en parallèle, l’objectif également d’identifier des candidats-médicaments grâce aux modèles murins des pathologies. Suivez le parcours d’une souris dans les différents services d’exploration.

*unité 964 Inserm /CNRS/Université de Strasbourg

Reportage à retrouver dans le magazine Science&Santé n°36