Les manquements à l'intégrité scientifique peuvent concerner toutes les facettes de l'activité de recherche : les travaux proprement dits, la diffusion des connaissances, la formation des étudiants, l’expertise ou l'évaluation. Pour toutes questions, conseils ou signalements, contactez la délégation à l'intégrité scientifique (DIS) de l’Inserm.

"L’intégrité scientifique est la conduite intègre et honnête qui doit présider à toute recherche. Consubstantielle de toute activité de recherche, c’est sur elle que reposent le savoir et la connaissance. L’intégrité scientifique n’est pas une question de morale mais elle s’appuie sur des principes moraux universels selon lesquels il est mal "de mentir, de voler…". La qualité et la fiabilité de la production scientifique dépendent d’elle. C’est sur elle que se fonde la société de la connaissance pour, en un mot, "croire à la science". Autant les questions d’éthique font débat, autant l’intégrité scientifique ne se discute pas. Elle se respecte, c’est un code de conduite professionnelle qui ne doit pas être enfreint. Elle s’impose en science, comme s’imposent les codes professionnels de déontologie pour les médecins et les avocats."

Extrait du Bilan et propositions de mise en œuvre de la charte nationale d’intégrité scientifique (2016), rapport élaboré par Pierre Corvol avec la contribution de Rémy Giscquel.

La communauté scientifique dans son ensemble est extrêmement soucieuse de respecter les principes de la déontologie de la recherche. Cependant, lorsqu'ils surviennent, les manquements à l'intégrité scientifique portent un grave préjudice à la science. Ces manquements peuvent concerner toutes les facettes de l'activité de recherche : la conduite des projets de recherche proprement dits, la diffusion des connaissances et la communication scientifique, l’encadrement des étudiants, la réalisation d'expertises et l'évaluation. Les cas les plus graves concernent la fabrication, la falsification, le plagiat - et la rétention de données, qui a des conséquences potentiellement considérables dans les essais cliniques. D'autres cas concernent l’oubli volontaire d'un auteur sur une publication (ou, à l'inverse, une signature de complaisance), le conflit d'intérêt non divulgué lors d'un processus d'évaluation ou d'une expertise, l’encadrement inadéquat des étudiants et des jeunes chercheurs.

Votre interlocuteur : la délégation à l'intégrité scientifique (DIS)

La délégation à l'intégrité scientifique (DIS) de l’Inserm remplit une double mission :

  • Répondre aux questions relatives à l’intégrité scientifique et traiter les signalements (concernant des personnels de l’Inserm ou travaillant dans ses structures)
  • Proposer des procédures de prévention, promouvoir les bonnes pratiques et participer aux initiatives nationales et internationales pour les harmoniser

Lorsqu'elle instruit un dossier, la délégation entend tous les protagonistes et recueille l'ensemble des éléments de preuve accessibles. Lorsque cela est possible, elle propose une solution de médiation. En cas d'échec de la médiation ou de manquement avéré à la déontologie, la délégation diligente une expertise scientifique dans le cadre d’une commission arbitrale. La délégation travaille dans le respect des plus strictes conditions d'impartialité et de confidentialité. Les signalements anonymes ne sont pas recevables. Dans le cas d'unités mixtes, la délégation instruit le dossier conjointement avec ses homologues des autres institutions concernées.

En savoir plus sur le fonctionnement de la délégation à l'intégrité scientifique

Contacts

Ghislaine Filliatreau, déléguée
Michelle Hadchouel, chargée de mission

101, rue de Tolbiac 75013 PARIS
Tél. : +33 (0)6 72 79 93 35