Henri Gastaut

Remarque : ces contenus ont été récupérés automatiquement depuis l’ancien site « Histoire de l’Inserm » (http://histoire.inserm.fr) et n’ont pas été modifiés depuis.

Les recherches les plus importantes d’Henri Gastaut et de ses collaborateurs ont concerné l’électro-encéphalographie (EEG) et l’épileptologie.

Ses travaux sur l’électro-encéphalographie ont permis de mettre au point plusieurs techniques, dont nombre d’entre-elles ont eu un retentissement considérable, étendant très largement aux maladies vasculaires cérébrales des méthodes qui étaient surtout utilisées dans le diagnostic de l’épilepsie. Henri Gastaut a également défini certains grapho-éléments caractéristiques de l’électro-encéphalogramme humain. C’est ainsi qu’il établit des relations précises entre l’EEG et les principaux faits de conditionnement. 

Ses recherches sur l’épilepsie ont permis d’individualiser et de préciser plusieurs variétés électrocliniques de la maladie, parmi lesquelles le syndrome de Lennox-Gastaut. Les travaux expérimentaux sur l’épilepsie psychomotriceen ont démontré l’origine cérébrale. Il met également en évidence les propriétés anti-épileptiques des benzodiazépines, devenues depuis lors l’arme essentielle du traitement des états de mal épileptique. 

Grâce à cet ensemble de recherches, Henri Gastaut élabore une classification électro-clinique des épilepsies qui connaîtra une très large audience internationale. 

Henri Gastaut a également travaillé sur d’autres manifestations cérébrales paroxystiques posant des problèmes délicats de diagnostic différentiel avec l’épilepsie, notamment pour les syncopes vasovagales de l’enfant.

Mais, Henri Gastaut était également collectionneur d’arts premiers. En 1989, il cède sa collection de crânes au Musée d’arts africains, océaniens et amérindiens de Marseille. 

Biographie

Henri Gastaut est né le 5 avril 1915 à Monaco. Il a mené ses études secondaires aux lycées de Monaco et de Nice et ses études supérieures aux facultés des sciences et de médecine à l’université d’Aix-Marseille.

  • Certificats d’études supérieures de chimie biologique et de physiologie générale à la faculté des sciences de Marseille.
  • Externe (1939–1943), interne des hôpitaux de Marseille (1943–1945).
  • Docteur en médecine (1945).
  • Médecin-biologiste des hôpitaux de Marseille (1950).
  • Directeur scientifique du centre de neurobiologie et médecin-chef du centre Saint-Paul (centre d’orientation médicale et sociale pour enfants épileptiques) de l’Association régionale pour la sauvegarde de l’enfance. Cet établissement, inauguré en 1960, fut dirigé par son créateur jusqu’en 1972. Il devient, en 1998, l’hôpital Henri-Gastaut. 

C’est à côté de ce centre que l’Institut national d’hygiène (INH) financera la construction d’un groupe de recherches neurophysiologiques, dont Henri Gastaut prend la direction en 1960. Ce groupe de recherches devient, en 1964, l’unité 6 de l’Inserm “Recherches neurobiologiques” à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille qu’Henri Gastaut dirigera jusqu’en 1971. 

  • Professeur titulaire de la chaire d’anatomie pathologique (1952–1972), puis de la chaire de neurophysiologie clinique (1973–1984) à la faculté de médecine de Marseille et doyen de cette faculté (1967–1970).
  • Président de l’université d’Aix-Marseille 2 (1971–1980).

Henri Gastaut est décédé le 15 juillet 1995. Il avait choisi de cesser toute activité, médicale ou scientifique, depuis 1984. 

Sociétés savantes

  • Président de la Fédération internationale des sociétés d’électro-encéphalographie et de neurophysiologie (1957–1971).
  • Président de la Ligue internationale contre l’épilepsie (1953–1973).
  • Membre honoraire de l’Académie américaine de neurologie.
  • Membre de la Société royale de médecine et de la Royal Medical Physiological Association de Grande-Bretagne et membre de très nombreuses autres sociétés scientifiques françaises et étrangères. 

Distinctions – Prix

  • Lauréat du prix Monthyon de l’Académie des sciences – Institut de France.
  • Docteur honoris causa des universités d’Ottawa (1969), de Liège (1973), de Bologne (1977) et de Shangai (1979).
  • Officier de la Légion d’honneur (élevé au grade de commandeur la veille de son décès). Commandeur dans l’Ordre national du mérite, commandeur des Palmes académiques. Commandeur de l’ordre national de la Côte d’Ivoire.
  • Officier de l’ordre de Saint-Charles de la Principauté de Monaco.