Indispensables à une recherche de haut niveau et compétitive, les infrastructures de recherche correspondent à des équipements, des ressources et des services utilisés par les scientifiques pour mener leurs recherches et favoriser l'innovation dans leurs domaines. Elles contribuent en outre aux développements de méthodes et à leurs évolutions. L’Inserm coordonne de nombreuses infrastructures, hébergées par ses laboratoires ou regroupées au sein d’unités mixtes de services labellisées. L’Institut est en outre coordinateur de quatre infrastructures nationales.

Le rôle des infrastructures dans la recherche en sciences de la vie et de la santé est devenu fondamental : l’époque où un équipement assez rudimentaire sur la paillasse permettait des percées décisives tend à s’achever. Les sciences de la vie et de la santé progressent désormais largement grâce à des outils et des démarches plus complexes : l’analyse structurale, les -omiques, l’imagerie cellulaire et l’imagerie du vivant, le génie moléculaire, la bioinformatique et la modélisation in silico, la gestion et l’intégration des données massives… Les infrastructures sont au cœur de cette dynamique.

Indissociables d’une recherche de haut niveau et compétitive, la qualité de ces infrastructures constitue un élément fondamental d’attractivité pour les équipes de recherche tant académiques qu’industrielles.

Les infrastructures de recherche de l’Inserm

Les infrastructures de l’Inserm couvrent 23 champs d’activité indispensables à la conduite des travaux menés de ses chercheurs. Ces infrastructures de recherche sont hébergées et gérées par les laboratoires, ou regroupées au sein d’unités mixtes de services (US). L’Inserm compte actuellement 36 unités mixtes de services labellisées, mutualisant des offres de services dont l’objet peut être scientifique, technologique ou de gestion.

Les infrastructures de recherche sont organisées en plateformes. Chaque plateforme correspond à un regroupement (sur un ou plusieurs sites) de moyens techniques et humains destinés à offrir des services et des ressources technologiques de haut niveau à la communauté scientifique. Les personnels de la plateforme et d'une unité de recherche peuvent conjointement élaborer des programmes scientifiques.

Champs d’activité des plateformes Inserm

  • Animalerie, exploration fonctionnelle, phénotypage
  • Bioinformatique et bioanalyse
  • Biologie cellulaire, moléculaire, génétique, protéines recombinantes
  • Biologie structurale, biophysique
  • Cohortes, bases de données, bioéthique
  • Criblage, chimiothèque
  • Cyclotron
  • Génomique, transcriptomique
  • Hadronthérapie
  • Histopathologie-histomorphologie
  • Imagerie Cellulaire, cytométrie
  • Imagerie du vivant
  • Informatique
  • Laboratoire L3
  • Laboratoire P4
  • Médecine régénératrice
  • Médicaments
  • Métabolomique
  • Nanotechnologie
  • Nouvelles thérapies, vectorisation, cellules souches
  • Protéomique et spectrométrie de masse
  • Radiobiologie
  • Recherche translationnelle/clinique, biobanques
  • Virologie

L’Inserm et les infrastructures nationales

Les Infrastructures nationales en biologie/santé, ayant reçu ce label dans le cadre des programmes Investissements d’avenir, mettent un service à haute valeur ajoutée à disposition de l'ensemble de la communauté académique, mais également aux partenaires privés. Ces projets assurent un développement technologique du plus haut niveau, permettant d'accompagner efficacement les avancées de la recherche biomédicale

L’Inserm est impliqué dans 16 infrastructures nationales : 

  • Ingestem : réseau d'innovation thérapeutiques fondées sur les cellules souches pluripotentes induites et l'ingénierie des tissus humains
  • F-CRIN : infrastructure dédiée à la recherche clinique
  • Hidden : laboratoire de virologie P4
  • Constances : grande cohorte épidémiologique constituée d'un échantillons représentatifs d'adultes consultant dans des centres d'examen de santé
  • France Génomique : regroupement et mutualisation de plateformes française de génomique et de bioinformatique pour la production et analyse de données
  • IFB : Institut français de bioinformatique
  • Tefor : services intégrés d'édition de génomes, d'implant génétique et d'acquisition d'images 3D chez le poisson zèbre et la drosophile
  • Phenomin : infrastructure nationale de phénogénomique de la souris
  • FBI (France Bio-Imaging) : infrastructure visant au développement et à la promotion de l'innovation en imagerie biologique
  • Frisbi : infrastructure de biologie structurale intégrée
  • ProFI : infrastructure offrant une plateforme de services dédiés à l'étude du protéome
  • MetaboHub : infrastructure nationale en métabolomique et fluxomique (vitesse des réactions métaboliques), fournissant des technologies et des services
  • E Cell France : infrastructure de recherche en médecine régénérative fondée sur l'utilisation de cellules souches mésenchymateuses
  • FLI (France Life Imaging) : ce réseau promeut les technologies innovantes en imagerie biomédicale et des services associés
  • Neuratris : infrastructure de recherche translationnelle pour les thérapies innovantes en neurosciences
  • Idmit : infrastructure nationale dédiée aux recherches précliniques via le développement de nouveaux modèles animaux

Pour en savoir plus sur l’Inserm et le programme d'Investissements d’avenir

Le pôle Infrastructures de l’Inserm

Le pôle Infrastructures de l’Inserm a été créé en 2016 au sein de l’institut thématique Technologies pour la santé. Son objectif : coordonner, renforcer et valoriser les plateformes technologiques et unités de service de l’Institut, indispensables pour les progrès de la recherche biomédicale.

Les infrastructures et/ou les plateformes technologiques labellisées unités de services par l'Inserm (ou souhaitant le devenir), font l’objet d’un accompagnement spécifique de la part du pôle Infrastructures. Porté par la mission Accompagnement du pôle, ce soutien a pour objectif d’organiser la bonne adéquation entre l’offre de service des plateformes et les besoins des chercheurs. Le processus d’accompagnement est cadré par une procédure stricte, et se déroule sur un calendrier identique à celui des vagues d’évaluation des unités mixtes de recherche (UMR).

Pour en savoir plus sur le pôle Infrastructures