Delcroix GJ, et al. Biomaterials 2010 ; 31 : 2105-20
Le développement clinique de la thérapie cellulaire pour le traitement des maladies neurodégénératives reste limité, notamment en raison de la faible survie des cellules greffées et du manque de disponibilité des tissus fœtaux. Pour l’équipe menée par Claudia Montero-Menei (unité Inserm 646, Ingénierie de la vectorisation particulaire), la première étape a consisté à améliorer le potentiel de différenciation neuronale de cellules souches mésenchymateuses à l’aide de facteur de croissance (EGF-bFGF). Ensuite, ces CSM ont été combinées à des vecteurs polymériques, les MPA, nouvel outil en ingénierie tissulaire capable de potentialiser leurs capacités régénératives.
Des complexes 3D de CSM et MPA, comportant une surface biomimétique de laminine et libérant du NT3, ont été transplantés dans des rats hémi-parkinsoniens. Une meilleure survie et une différenciation neuronale des CSM, ainsi qu’une protection-réparation des neurones lésés ont été constatées. Il en résulte une amélioration fonctionnelle des rats. Des applications cliniques à long terme de cette stratégie sont envisageables, notamment en collaboration avec les services de neurochirurgie et neurologie du CHU d’Angers (Centre national pour les maladies neurogénétiques). Une étude clinique de greffe de tissus fœtaux dans le cadre de la maladie de Huntington a déjà été réalisée dans ce cadre.
Haut de page