Guenou H, et al. Lancet 2009 ; 374 : 1725-6
Depuis plusieurs années, les médecins utilisent la thérapie cellulaire pour soigner les grands brûlés. A partir d’un échantillon prélevé chez le patient, il faut environ trois semaines pour obtenir une surface de peau suffisante à la reconstruction de l’épiderme détruit.
L’accès rapide à un nombre illimité de cellules capables de donner un épiderme limiterait les risques d’infection et de déshydratation. Les cellules souches embryonnaires (hESC), caractérisées par leurs propriétés d’autorenouvellement et de pluripotence, peuvent être orientées vers un destin de cellules épidermiques grâce à un traitement pharmacologique alliant le BMP4 et l’acide ascorbique pendant 40 jours.
Une fois cette étape franchie, Christine Baldeschi et Marc Peschanski (unité Inserm 861, Université d’Évry-Val d’Essonne) ont obtenu une population pure et homogène de kératinocytes dérivés des hESC. La fonctionnalité de ces cellules a été validée grâce à leur capacité à former un épiderme pluristratifié in vitro, et in vivo dans des conditions physiologiques.
Ces cellules pourront donc éventuellement être proposées comme pansement biologique pour le traitement temporaire des grands brûlés, mais également pour d’autres pathologies cutanées telles que les génodermatoses (notamment les épidermolyses bulleuses) ou les ulcérations cutanées.
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