Marc Lecuit, unité Inserm 604, Paris – Contrat Avenir
De nombreux micro-organismes (virus, bactéries ou protozoaires) sont capables de franchir les membranes de l’hôte, qu’il s’agisse des muqueuses ou des barrières hémato-encéphalique et foetomaternelle.
L’objectif du projet de Marc Lecuit est, à partir des connaissances précédemment acquises avec le modèle de Listeria monocytogenes, d’explorer les mécanismes, impliqués dans ces phénomènes, mis en jeu par des micro-organismes de tropisme comparable, tels que certains streptocoques du groupe B et différents virus (entérovirus, flaviviruses et alphaviruses).
Différentes approches in vivo, ex vivo et in vitro, ainsi que des techniques de biologie moléculaire et cellulaire, doivent être combinées pour étudier, au niveau de l’organisme, des tissus et de la cellule, les cibles de l’hôte impliquées dans le franchissement des barrières, identifier les éléments microbiens et de l’hôte interagissant au cours de ce phénomène, et analyser la réaction immunitaire qui se développe au niveau de ces barrières.
Des techniques d’imagerie devraient permettre d’analyser, in vivo, les lésions induites aux niveaux cérébral et foetoplacentaire. Au niveau tissulaire, différents types de barrières devraient être reproduits outre celui, classique, de barrière mucosale : barrière épithéliale à l’image du plexus choroïde, barrière microvasculaire épithéliale cérébrale, barrières placentaire et amniotique, et ce chez différents rongeurs.
La combinaison de ces techniques de "microbiologie tissulaire" avec les méthodes classiques de biologie cellulaire et moléculaire devrait aider à mieux comprendre les mécanismes déployés par les micro-organismes pour accéder au cerveau ou à l’unité foetoplacentaire de leur hôte ; ces données, à terme, pourraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de faciliter, dans le même temps, le transfert de molécules d’intérêt à travers ces membranes hémato-encéphalique et foetoplacentaire.
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