Joffre O., et al. Nat Med 2008, 14: 88-92
Le succès de la transplantation d’organe se heurte au rejet de la greffe par le système immunitaire du patient. Bien que l’utilisation de médicaments inhibant les réponses immunitaires ait amélioré la survie des greffes, elle reste associée à des effets secondaires très lourds. Des mécanismes naturels inhibent les réponses immunitaires contre les constituants du soi, prévenant ainsi le développement de maladies auto-immunes. L’équipe de Joost van Meerwijk (unité Inserm 563, Toulouse)* a détourné ces mécanismes de tolérance immunologique afin de prévenir le rejet de greffe chez la souris. L’immunothérapie cellulaire expérimentale consiste en l’isolement d’un type cellulaire jouant un rôle clé dans la tolérance, les lymphocytes T régulateurs, leur éducation in vitro et leur injection chez la souris qui subira ensuite une greffe de moelle osseuse, de peau ou du cœur. Les chercheurs ont pu prévenir toute forme de rejet de greffe, en l'absence d’effets secondaires. L’application ultérieure d’un tel protocole en clinique pourrait permettre la prise permanente des greffes, améliorant de façon très importante la qualité de vie des patients.
*Unité rattachée à l’université Paul-Sabatier (Toulouse 3)
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