Parmentier N, et al. Nature Immunology 2010 ;11: 449-54
L’élimination des cellules infectées et cancéreuses par le système immunitaire repose sur la reconnaissance de fragments peptidiques, présentés à la surface cellulaire, par les lymphocytes T "killer". Ces fragments sont produits dans le cytosol des cellules par des enzymes protéolytiques. Jusqu’à présent, une seule protéase capable de dégrader les protéines cytosoliques était connue, appelée protéasome. En collaboration avec Peter van Endert (unité Inserm 1013), l’équipe de Benoît van den Eynde (Institut Ludwig de Bruxelles) a pour la première fois identifié une deuxième voie protéolytique cytosolique capable de produire des peptides antigéniques de manière autonome. L’enzyme impliquée, l’insulinase, connue au préalable pour son rôle dans l’inactivation de l’insuline et de la ß-amyloïde, dégrade l’antigène tumoral MAGE-1. L’impact global de la nouvelle voie reste à définir. La dégradation préférentielle de protéines formant des amyloïdes par l’insulinase suggère que cette protéase sélectionne ses substrats selon leur conformation. Ainsi, l’activation ou l’inhibition pharmacologique de l’enzyme pourrait se révéler utile pour moduler l’élimination de cellules exprimant des antigènes mal conformés.
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