Alexaki VI, et al. J. Natl Cancer Inst 2010 ; 102 : 1148-59
Le mélanome cutané, qui ne représente que 4 % des cancers de la peau, est responsable de 80 % des décès liés à un cancer dermatologique. Au plan moléculaire, les mélanomes sont caractérisés par la perte de gènes régulateurs du cycle cellulaire et par l’activation constitutive de diverses voies de signalisation. GLI2, un facteur de transcription médiateur des signaux induits par Hedgehog, hyperactif dans de nombreux cancers, a été identifié comme étant une cible directe du TGF-ß, facteur de croissance qui favorise le développement métastatique de nombreux cancers. Ce travail international a mobilisé notamment les équipes des unités Inserm 697, 895 et 1021, de l’Institut Curie, de l’hôpital Ambroise-Paré et du CNRS UMR 3347. Dans le mélanome, l’expression de GLI2 est hétérogène d’une lignée cellulaire à l’autre ainsi qu’au sein d’une même tumeur. Une forte expression de GLI2 est associée à une perte de la protéine d’adhésion intercellulaire E-cadhérine et à des activités invasive et métastatique accrues. Des expériences fonctionnelles démontrent l’implication directe de GLI2 dans le contrôle du pouvoir métastatique des cellules de mélanome. La perte d’expression de E-cadhérine, associée à une forte expression de GLI2, est retrouvée dans les régions profondes des tumeurs primaires, et dans les métastases distantes de patients atteints de mélanome. Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si GLI2, ou les signaux cellulaires qui induisent son expression dans les mélanomes, représentent des cibles thérapeutiques potentielles.
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