Henri S, et al. J Exp Med 2010 ; 207 : 189-206
Le système immunitaire nous permet de combattre les infections. Malgré cela, il ne réagit pas contre nos propres tissus et contre les bactéries commensales que nous hébergeons au niveau de la peau et de l’intestin. Pour cela, le système immunitaire développe des mécanismes permettant de discriminer les composants du soi et du non-soi. Les cellules dendritiques (CD) jouent un rôle clé dans la mise en place de tels mécanismes. La peau est un tissu complexe qui forme une barrière avec l’extérieur et contient de nombreuses CD. Les équipes rassemblées autour de Bernard Malissen (Centre d’immunologie de Marseille-Luminy, Université de la Méditerranée, unités Inserm 563 et 631, CNRS UMR 6102) ont réalisé une cartographie détaillée des CD présentes au niveau du derme. À l’aide de souris transgéniques exprimant un antigène modèle au niveau de l’épiderme, ce travail a montré qu’une population particulière de CD du derme est dotée de la capacité d’informer les lymphocytes T sur la présence de l’antigène modèle afin de prévenir le développement d’une pathologie auto-immune cutanée. Une meilleure compréhension du rôle biologique de chacune des CD de la peau permettra une manipulation pharmacologique de ces dernières afin d’optimiser les stratégies de vaccination transcutanée et de prévenir certaines maladies inflammatoires cutanées.
L'épiderme et le derme de la peau contiennent un réseau complexe de cellules dendritiques (colorées en rouge, vert ou jaune). Ces sentinelles du système immunitaire sont capables de détecter la présence de pathogènes (bactéries, virus,…) pénétrant au sein de la peau et de convoyer ces informations aux lymphocytes T après avoir migré au niveau des ganglions cutanés qui drainent la peau.
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