Dossier réalisé avec la collaboration du conseil scientifique de la Société Francaise d'Allergologie
Voir également les dossiers :
La fréquence de celle-ci a été multipliée par quatre au cours des trois dernières décennies, affectant à présent plus de 25 % de la population générale en France. Bien que cette affection soit bénigne, elle pose un vrai problème de santé publique, du fait de sa fréquence et de son impact important sur la qualité de vie. Dans les formes sévères, elle conduit à un véritable handicap, cause de troubles du sommeil, d’irritabilité, d’absentéisme scolaire, d’arrêt de travail…
La rhinite se caractérise par la survenue régulière, en dehors d’épisodes de rhume ou de grippe, d’éternuements en salve, d’écoulement nasal, d’obstruction nasale. Des signes conjonctivaux, d’intensité variable, sont fréquemment associés : rougeur de l’œil, larmoiements, impression de sable dans les yeux…
Les circonstances de survenue sont souvent caractéristiques : exposition à la poussière, promenade champêtre au printemps, tonte de la pelouse, proximité d’un chat…
Tous âges confondus, les trois plus forts pourvoyeurs de rhinite allergique sont par ordre décroissant les acariens de la poussière de maison, les pollens de graminées et les chats.
Des différences importantes s’observent cependant selon les pays : pour exemple, les acariens sont quasiment inexistants en Scandinavie du fait du climat froid et sec, tandis que les chats et les pollens de bouleau sont au-devant de la scène. En Italie, pollens de cyprès et de pariétaire sont à l’origine de manifestations allergiques fréquentes et intenses.
Le diagnostic est établi par un médecin allergologue. Après l’interrogatoire, l’étape essentielle est représentée par l’enquête cutanée allergologique. Il s’agit de tests à lecture rapide dont la réalisation, interprétation comprise, n’excède pas 15 minutes. Le médecin applique à la surface des avant-bras des gouttes d’allergènes au travers desquels il pique la peau, au moyen d’une très petite aiguille stérile à usage unique. Le test est quasiment indolore.
Des tests biologiques, réalisés au moyen d’une prise de sang, peuvent compléter ce bilan. Il s’agit de mettre en évidence des anticorps caractéristiques de l’allergie et de l’allergène en cause, appelés immunoglobulines de type E.
Le diagnostic d’allergie respiratoire est souvent conforté par l’existence de cas similaires dans la famille, père, mère, frères et sœurs. Un individu dont les deux parents sont allergiques a 70 % de chances de l’être lui-même. Cette composante héréditaire de l’allergie respiratoire est clairement établie et dûment prouvée.
Le traitement de la rhinite allergique comprend trois grandes avenues :
- l’éviction allergénique,
- le traitement médicamenteux,
- la désensibilisation.
Livres
Michel Migueres et al (2008), Le temps des pollens, Privat
Haut de page