Asthme

Avril 2009

L’asthme est une affection inflammatoire bronchique chronique marquée par une inflammation de l'épithélium bronchique, une bronchoconstriction (contraction des muscles lisses bronchiques) et une hypersécrétion de mucus.

Dossier réalisé avec la collaboration du conseil scientifique de la Société Francaise d'Allergologie

Voir également le dossier "Allergies"

Des cas de plus en plus nombreux depuis 30 ans

Connu depuis l’Antiquité, l'asthme fut longtemps considéré comme une affection relativement bénigne. Depuis les années 1980, on observe dans tous les pays développés une augmentation de sa fréquence accompagnée d’une "épidémie" de décès dans les pays occidentaux. Cette augmentation de prévalence concerne en particulier l’enfant. Fréquemment associées à l’asthme, les manifestations allergiques de type rhinite ont également vu leur prévalence augmenter ces dernières décennies.
La prévalence varie d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre. En France, on estime que 3 à 5 % des individus adultes souffrent d’asthme. Mais 10 à 15 % des adolescents présentent des crises, et on peut atteindre 15 à 20 % chez l’enfant de 6-7 ans dans certaines régions.

Des symptômes aisés à reconnaître

Souvent silencieux, l’asthme se manifeste par des crises (toux sèche, sifflements, difficultés respiratoires, essoufflement) qui surviennent lors d’une exacerbation transitoire du processus inflammatoire entraînant une obstruction bronchique par rétrécissement des bronches encombrées. Le diagnostic de l’asthme, recherché dès qu’une affection récidivante apparaît chez un patient, n’est pas toujours aisé à affirmer.
Les infections virales, les allergènes et les polluants chimiques comme les particules Diesel ou le tabac, responsables d’inflammation bronchique, peuvent aggraver la pathologie. Celle-ci possède aussi un terrain héréditaire de prédisposition chez certains sujets.

Une maladie très suivie
L’incidence des crises d’asthme en France est surveillée depuis 2002 par le Réseau Sentinelles de l’Inserm. Les données recueillies pour chaque cas signalé sont : âge, sexe, tabagisme, asthme connu et âge du diagnostic, terrain atopique, traitement et hospitalisation. L’incidence varie au cours de l’année, notamment en fonction de la pollution ou de la pollinisation.

Du côté des labos

La recherche vise à mettre en évidence les déterminants, encore mal connus, de l’asthme.

En 2008, et dans le cadre international de l'Etude épidémiologique des facteurs génétiques et environnementaux de l'asthme (étude EGEA) à laquelle participent la Fondation Jean-Dausset, le Centre national de génotypage du CEA et l'Inserm, des chercheurs ont ainsi mis en évidence une prédisposition génétique à l’asthme dans une région du chromosome 17.
Chez les enfants porteurs de certaines mutations, le risque est accru d’un facteur 1,7, et jusqu’à 2,9 en cas d’exposition passive au tabagisme.

Un peu plus tôt dans la même année, des chercheurs de l'unité Inserm Physiopathologie de la réactivité bronchique et vasculaire, de l'Université Bordeaux 2 et du CHU de Bordeaux, dirigés par Patrick Berger, ont découvert le rôle crucial des mitochondries (petites centrales énergétiques présentes au sein de chaque cellule) dans le remodelage des voies aériennes associé à l'asthme. Ils ont montré qu'au cours de l'asthme se produit une augmentation de la masse mitochondriale qui entraîne successivement un excès de prolifération des cellules musculaires lisses bronchiques, permettant alors le remodelage des voies aériennes. Soit une nouvelle cible thérapeutique.

Pour aller plus loin

Expertises collectives

Actualités

 

Communiqués de presse

Les associations de malades

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POM Bio à croquer - Asthme et pollution

 

 

 

 

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"Raconte-moi la science, asthme et tabac", interview du docteur Florence Demenais, directrice de l'unité Inserm 794 "Méthodologie statistique et épidémiologique des maladies multifactorielles", Fondation Jean Dausset-CEPH, Paris. Durée 2 min. 41 sec.

 

 

 

 

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Animation montrant le mucus respiratoire transporté grâce à l'activité des cils vibratiles. A la fin de la séquence, dans certaines situations pathologiques (infections respiratoires, mucoviscidose), l'altération des propriétés physiques du mucus respiratoire induit une diminution du battement ciliaire avec pour conséquence un ralentissement du transport du mucus et donc une accumulation de ce mucus dans les bronches pouvant conduire à l'obstruction de ces bronches.

 

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