Le May N, et al. Mol Cell 2010 ; 38 : 54-66
Tout au long de la vie, des mécanismes de réparation de l’ADN sont mis en œuvre lors d’agression (irradiation UV, etc.) pour protéger notre patrimoine génétique. L’équipe dirigée par Jean-Marc Egly (Institut de génétique et de biologie moléculaireet cellulaire, CNRS, Inserm, Université de Strasbourg) s’intéresse aux facteurs de la réparation par excision de nucléotides (NER) qui éliminent des lésions présentes sur l’ADN créées suite à ces constantes attaques génotoxiques.
Des maladies génétiques humaines comme le Xeroderma Pigmentosum (XP) ont pour origine des mutations ciblant les gènes codant pour ces facteurs de la NER. De précédents résultats suggéraient que ces facteurs peuvent potentiellement présenter d’autres fonctions concernant non plus seulement la réparation, mais aussi l’expression des gènes.
En s’appuyant sur des cellules provenant de différents patients XP, ce travail a démontré que ces facteurs de la NER sont recrutés séquentiellement pendant l’activation de gènes et favorisent la mise en place d’un environnement optimal pour une expression efficace. L’étude redéfinit ainsi l’étiologie des maladies génétiques telles que le XP : la pathologie peut s’expliquer désormais par des défauts impliquant plusieurs processus cellulaires, notamment la réparation et la transcription des gènes. Analyser et modéliser ces nouveaux rôles permettra à l’avenir de mieux comprendre certaines anomalies associées à ces syndromes.
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