Kammoun HL, et al. J Clin Invest 2009 ; 119 : 1201-15
La stéatose hépatique non alcoolique (accumulation de graisse dans le foie) est observée chez des sujets présentant un syndrome métabolique (résistance à l’insuline, obésité, diabète de type 2). Elle peut évoluer vers une stéatohépatite et, plus rarement, vers une cirrhose. Ses mécanismes restent encore mal connus. Une équipe dirigée par Fabienne Foufelle (unité Inserm 872, Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris) a montré que l’induction d’une voie cellulaire, celle du "stress du réticulum endoplasmique" (stress ER), pouvait contribuer à la stéatose hépatique chez des rongeurs obèses résistants à l’insuline. Le stress ER active le facteur de transcription SREBP-1c (sterol regulatory element binding protein 1c), qui contrôle les gènes impliqués dans la synthèse de lipides à partir du glucose (lipogenèse). Ce stress est une réponse cellulaire destinée à augmenter la capacité de cet organite à synthétiser et maturer les protéines sécrétées ou membranaires. Une inhibition du stress ER chez des rongeurs obèses inactive SREBP-1c et la lipogenèse, et diminue la stéatose tout en améliorant la sensibilité à l’insuline. Des inhibiteurs du stress ER (chaperones chimiques) pourraient représenter des outils thérapeutiques dans ces pathologies.
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