A l’origine des infections cancérigènes, on trouve le plus souvent des virus appartenant aux deux grandes familles structurales de ces micro-organismes : virus à ARN et virus à ADN.
Parmi les agents infectieux provoquant ou favorisant l'apparition de cancer, on recense les virus B et C de l'hépatite (carninome hépatocellulaire ou cancer primitif du foie), le virus HIV (lymphomes), le HTLVI (leucémie T de l’adulte et lymphomes), l’EBV (lymphone de Burkitt, carcinome naso-pharyngé), le HHV8 (sarcome de Kaposi), le HPV (cancer du col de l’utérus),...
Les virus ne sont pas seuls en cause.
La bactérie Helicobacter pylori favorise par exemple la survenue du cancer de l'estomac. En Afrique de l'Est, la bilharziose (infection par le parasite schistosoma haematobium) est un facteur de risque de cancer de la vessie. Plus d'un quart des cancers survenant dans les pays en développement seraient liés à des agents infectieux. Pour les pays développés, cette proportion est inférieure à 10 %.
Le premier virus oncogène humain à ADN fut observé en Afrique grâce aux travaux de Denis Burkitt, en 1958, qui étudiait une forme particulière de lymphome B frappant des enfants ougandais.
Huit ans plus tard, Epstein et Barr ont décrit le processus de cancérogenèse en identifiant la forme virale responsable (virus d’Epstein-Barr ou EBV). Celui-ci est impliqué dans la genèse d’autres tumeurs malignes, notamment le cancer nasopharyngé. Les premiers virus ARN oncogènes ont été identifiés entre 1978 et 1980 par Robert Gallo et son équipe. Il s’agit des HTLV I et II, qui intègrent les lymphocytes T du système immunitaire et provoquent une lymphopathie maligne.
Le vaccin préventif contre les virus responsables de la plupart des cancers du col de l'utérus est disponible en France depuis 2006. Il cible les papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18, transmissibles par voie sexuelle. Le cancer du col de l’utérus tue chaque année plus de 1 000 femmes dans notre pays (InVS 2005), et avant la mise au point du vaccin, sa prévention passait seulement par le dépistage.
Pour des informations scientifiques, médicales et pratiques sur le cancer, consulter également le site de l’Institut national du cancer (INCa)
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