Cancer du poumon

Avril 2009

Les cancers du poumon représentent la première cause de mortalité par cancer

De redoutables tueurs…

Lymphome pulmonaire

Lymphome pulmonaire.

Il en existe deux principaux types : à petites cellules et non à petites cellules (les plus fréquents). La première forme est très maligne, avec un temps de doublement rapide de la tumeur, et survient le plus souvent dans une localisation centrale du poumon, dans une bronche principale.
Dans le monde, on compte 900 000 nouveaux cas par an chez l'homme et 330 000 chez la femme. En 2005 et en France, 30 651 nouveaux cas de cancers du poumon qui ont été diagnostiqués (dont 78 % chez l'homme) ont été à l'origine de 26 624 décès. La fréquence de ce cancer a été multipliée par 4 en dix ans chez les femmes de 35 à 45 ans et il fait partie des 9 cancers dont la fréquence globale a nettement augmenté de 1980 à 2005 (INCa, InVS).

La cigarette sur le banc des accusés, mais les gènes jouent un rôle

Le tabac représente le principal facteur de risque du cancer du poumon, la durée du tabagisme semblant plus importante que la quantité de tabac fumée. Le tabagisme passif majore le risque de cancer du poumon de 30 % par rapport à un entourage indemne de tabac. Il est également probable que l'usage régulier du cannabis constitue un facteur de risque (la fumée de cannabis contient quatre fois plus de goudrons que celle du tabac, davantage de cancérigènes, et son effet bronchodilatateur facilite la pénétration des toxiques). Certains cancers du poumon sont liés à l'exposition professionnelle à des cancérigènes : amiante, goudrons, arsenic…
Il est vraisemblable que des facteurs génétiques jouent un rôle dans l’apparition du cancer du poumon, ce qui pourrait expliquer que des fumeurs ne soient jamais atteints ou que des non-fumeurs le soient. On observe un nombre croissant de cancers du poumon chez des personnes - essentiellement des femmes - n’ayant jamais fumé, sans connaître les causes de ce phénomène.

Nous ne sommes pas égaux face aux cancers du poumon

L'incidence du cancer du poumon est généralement plus fréquente au sein des classes sociales défavorisées. Une consommation plus élevée de tabac de ces populations permet-elle d'expliquer entièrement ces inégalités ? Gwenn Menvielle (unité Inserm 687/Villejuif), en collaboration avec une équipe européenne de chercheurs, s'est intéressée à cette question. A partir des données issues de la vaste cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), les chercheurs ont montré en février 2009 que le tabac explique un peu plus de la moitié de ces inégalités sociales et que le rôle de l'alimentation semble négligeable. "La consommation de tabac n'explique qu'une partie des inégalités sociales observées pour le cancer du poumon, il est donc nécessaire de déterminer quels sont les autres facteurs de risque, notamment l'exposition professionnelle à des toxiques environnementaux", précise Gwenn Menvielle.

Dépistage, diagnostic, traitement

Histologie du cancer du poumon à l'aide d'une coloration standard utilisée en anatomo-pathologie. La partie droite de la diapositive montre un tissu cancéreux avec de gros noyaux cellulaires, en noir. La partie gauche montre des cellules ayant les mêmes caractéristiques. Le prélèvement a été obtenu par aspiration bronchique locale, à gauche et grâce à la pince à biopsie, à droite.

Histologie du cancer du poumon à l'aide d'une coloration standard utilisée en anatomo-pathologie.

Il n'existe pas de test de dépistage du cancer du poumon. La survenue d'un ou de plusieurs de ces signes doit amener à consulter son médecin : toux persistante, modification de la voix, enrouement, crachat de sang, essoufflement, altération de l'état général, ganglion à la base du cou ou au niveau des clavicules, difficulté à avaler, perte d'appétit, amaigrissement, douleurs thoraciques…

La radiographie du thorax est l'examen diagnostique de base, les examens complémentaires étant le scanner, la fibroscopie bronchique, la tomographie par émission de positon (PET Scan), la ponction transpariétale sous scanner, la biopsie chirurgicale de la lésion pulmonaire ou des ganglions médiastinaux (médiastinoscopie). Le bilan d'extension nécessite un scanner abdominal (ou une échographie hépatique et surrénalienne), une IRM ou un scanner cérébral, une scintigraphie en cas de douleurs osseuses.

 

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C'est quoi la chimiothérapie ?

Pour les cancers à petites cellules non métastatiques, le traitement repose sur la chimiothérapie éventuellement associée à la radiothérapie thoracique et à une irradiation prophylactique du crâne (prévention des métastases cérébrales).

Pour les cancers non à petites cellules, la chirurgie représente le traitement de base. Si l'état du patient ne le permet pas, celle-ci est remplacée par la radiothérapie et complétée par une chimiothérapie.

 

Du côté des labos

Les travaux actuels des chercheurs portent notamment sur la compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires des carcinomes bronchiques, la mise au point de marqueurs diagnostiques de la pathologie et prédictifs de la réponse au traitement, la conception de médicaments plus ciblés visant à bloquer la progression tumorale, tels les anti-angiogéniques ou d’autres inhibiteurs de facteurs de croissance tumorale.

Pour des informations scientifiques, médicales et pratiques sur le cancer, consulter également le site de l’Institut national du cancer (INCa)

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