Escoffier J, et al. J Clin Invest 2010 ; 120 : 1415-28
Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) sont aujourd’hui largement utilisées et près de 2 % d’enfants sont conçus grâce à une assistance médicale. Malgré ces progrès indéniables, de nombreux couples infertiles ne parviennent pas à avoir d’enfant, il existe ainsi un réel besoin d’amélioration de ces techniques, afin d’augmenter le taux de succès final. Christophe Arnoult et ses collègues (unité Inserm 836, Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire UMR 6097, universités de Grenoble Joseph-Fourier et de Nice-Sophia Antipolis) ont pour objectif de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant d’augmenter le taux de succès d’obtention d’embryons viables, avant réimplantation.
Ils ont obtenu des résultats encourageants chez la souris : le traitement des spermatozoïdes par certaines phospholipases A2 sécrétées (sPLA2), des enzymes naturellement présentes dans l’acrosome des spermatozoïdes et le système de reproduction, permet d’écarter des spermatozoïdes subfertiles de la fécondation, et ainsi d’augmenter le taux de fécondation in vitro en favorisant le développement embryonnaire précoce normal. Cette propriété très particulière des sPLA2 dans le tri des gamètes mâles pourrait être appliquée dans un proche avenir aux spermatozoïdes humains dans le cadre de la PMA.
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