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"Binge drinking" : quand le cerveau trinque

28 décembre 2011

Une consommation régulière et précoce d'alcool et notamment les "ivresses express" (binge drinking) sont devenues un phénomène préoccupant chez les jeunes de la plupart des pays Européens. Les premiers résultats d’études menées chez l’animal et chez l’Homme mettent en évidence des effets délétères à long terme sur le cerveau des adolescents et un risque de dépendance à l’âge adulte.

Informations complémentaires

Groupe de Recherche sur l'Alcool et les Pharmacodépendances (GRAP-Equipe de recherche Inserm ERI 24)

Site du projet européen de recherche Alcobinge

Le binge drinking, pratique originaire du Royaume-Uni, consiste à absorber une quantité maximale d’alcool en un temps réduit.

Au-delà des effets immédiats relativement bien connus, des travaux de recherche récents menés chez l’animal et chez l’Homme montrent des effets à long terme préoccupants.

Avec la propagation de ces nouveaux modes de consommation, des conséquences majeures sur la santé sont donc attendues durant les prochaines décennies, notamment une augmentation du taux de mortalité et une recrudescence du nombre d'individus alcoolodépendants.

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A Amiens, le Groupe de Recherche sur l'Alcool et les Pharmacodépendances (Inserm ERI 24) mène spécifiquement des travaux sur les conséquences d’une exposition précoce à l’alcool. Il participe au projet européen de coopération transfrontalière AlcoBinge qui fédère les compétences de 3 équipes de recherche françaises et britanniques. Ce projet entend mieux caractériser les effets à court et long termes du binge drinking et rechercher les facteurs à la fois biologiques et culturels qui influencent ce phénomène.

Le problème de santé publique que représente le binge drinking est un sujet de recherche classé hautement prioritaire par la Commission Européenne.

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