Les trois types de recherche se distinguent selon le degré d’implication de la personne qui accepte d’y participer :
Lorsque la recherche a pour objectif de tester un nouveau médicament, le terme habituellement employé est celui d’essai thérapeutique. Un essai thérapeutique a pour but de mettre au point un nouveau traitement.
Si le nouveau traitement a démontré son efficacité et ne présente aucun effet nocif grave au cours de cet « essai thérapeutique », il peut ensuite être prescrit et devient alors le standard de soin pour une pathologie.
Il existe environ un millier d’essais thérapeutiques en cours en France, dont les promoteurs (instigateurs de la recherche) sont tantôt des industries pharmaceutiques, tantôt des organismes publics de recherche. Avant qu’il puisse être prescrit, le développement d’un nouveau médicament répond à un cadre réglementaire très précisément défini par la transposition en France de directives européennes.
Dans une première étape, des milliers de molécules sont identifiées par criblage pharmacologique.
Certaines sont retenues en phase dite « préclinique » et sont testées en laboratoire afin d’évaluer leurs principaux effets et leur toxicité. Après ces études en laboratoire viennent les phases d’essai thérapeutique impliquant la participation de personnes volontaires. Il existe quatre phases d’évaluation distinctes les unes des autres et successives, dont chacune donne lieu à un essai thérapeutique différent.
C’est à l’issue de ces essais que les autorités sanitaires délivrent l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Le nouveau médicament peut être prescrit.
Que vous soyez une personne non malade ou un patient avec un traitement, vous pouvez être invité à participer à un essai thérapeutique qui correspond à l’une de ces quatre phases.
Le dispositif législatif et réglementaire encadrant les recherches cliniques et en santé est un dispositif complet s'appuyant sur une réflexion éthique approfondie visant à protéger la personne participant à une recherche quelle que soit sa condition (mineur, majeur protégé, majeur, personne malade ou vulnérable, volontaire sain) ainsi que ses données à caractère personnel et ses prélèvements (sang, tissus, organes, ...). Il est à noter que la loi énonce clairement dans l'article L1121-2 du code de la santé publique les conditions dans lesquelles une recherche peut être effectuée ; elle précise que l'intérêt des personnes qui se prêtent à une recherche clinique et en santé prime toujours sur ceux de la science et de la société, et que la recherche doit être conçue de telle façon que soient réduits au minimum la douleur, les désagréments et la peur.
Les recherches cliniques et santé doivent être menées sous la direction et la surveillance d'un médecin compétent et expert dans le domaine concerné par la recherche. Celui-ci est dénommé l’investigateur. Il doit clairement informer la personne qu'il sollicite pour participer à la recherche, et recueillir son consentement éclairé par écrit, conformément à l'article L1122-1 du code de la santé publique. Toute personne ayant consenti à participer à une recherche est libre de retirer son consentement à tout moment, et donc de stopper sa participation à la recherche sans qu’il n’y ait aucune conséquence sur sa prise en charge future.
Avant de participer effectivement au projet de recherche clinique, le participant bénéficie d'un examen médical préalable, adapté à la recherche et dont les résultats lui sont communiqués directement ou par l'intermédiaire d'un médecin de son choix.
Les procédures administratives réglementaires destinées à autoriser la mise en œuvre d’une recherche clinique et en santé visent avant tout à évaluer la balance bénéfice/risque pour les participants qui se prêteront à cette recherche. Le promoteur de la recherche adresse le protocole de la recherche à l'autorité administrative compétente, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ainsi qu'à un comité de protection des personnes (CPP) pour vérifier les conditions de sécurité et de protection des personnes participantes. Ces démarches administratives réglementaires aboutissent à une autorisation officielle de la recherche qui peut alors démarrer.
Enfin, le promoteur d'une recherche clinique et en santé souscrit une assurance garantissant sa responsabilité civile, afin de permettre, en cas de dommages dus à la recherche, une indemnisation de la personne participante. Le promoteur est également responsable du bon déroulement de la recherche et de la qualité des données.
L'Inserm, qui est promoteur de recherches cliniques et en santé, entretient un lien de plus en plus étroit avec les Associations de malades afin de les intégrer dans le processus d'expertise des projets mis en place par l'institut, L'Inserm sollicite également les associations de malades pour la relecture des notices d'information et des formulaires de consentement destinés aux personnes participantes et pour recueillir leur consentement.
Toute personne peut être sollicitée pour participer à une recherche clinique et en santé, lors d'une consultation chez le médecin, mais également par voie d'affichage ou par annonce ou par voie médiatique.
Elle peut également se porter volontaire de façon indépendante et prendre contact avec des structures dédiées à la recherche clinique et en santé telles que les centres d'investigation clinique de l'Inserm.
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