Lantieri L., et al. The Lancet 2008, 372: 369-45
Le rapport bénéfice/risque d’une allogreffe de visage est encore très débattu dans la communauté médicale et scientifique. En 2007, une équipe pluridisciplinaire de médecins et chercheurs (unité Inserm 841,CHU Henri-Mondor et université Paris 12, Créteil), conduite par Laurent Lantieri, a opéré une reconstruction faciale partielle, après résection d’un neurofibrome massif, chez un jeune homme atteint de neurofibromatose de type1. Un an après, le bilan fonctionnel est très bon, avec notamment une récupération sensorielle et motrice de la zone transplantée, et une diminution du traitement immunosuppresseur rendue possible par une stabilisation des phénomènes de rejet. Par ailleurs, le patient présente un état psychologique excellent, et a pu se réintégrer socialement. Ces résultats confirment que, au moins dans certains cas rares et scrupuleusement sélectionnés, la reconstruction faciale est faisable, et présente un rapport bénéfice/risque positif.
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