Schilte C, et al. J Exp Med 2010, 207 : 429-42
Le chikungunya est une maladie infectieuse des régions tropicales, provoquée par un arbovirus de la famille des Togaviridae, dont les vecteurs sont les moustiques du genre Aedes. Ses symptômes sont notamment des douleurs articulaires et musculaires. Le laboratoire Immunobiologie des cellules dendritiques (unité Inserm 818) a développé une expertise dans l’étude de la physiopathologie d’agents pathogènes tels que le virus de l’hépatite C, la grippe et le virus du chikungunya. Concernant ce dernier, ses travaux ont débuté en 2006 lors de l’épidémie sur l’île de la Réunion. À l’époque, les cellules cibles de ce virus étaient encore inconnues. Avec Olivier Schwartz et Marc Lecuit, l’équipe de Matthew Albert a d’abord identifié que les fibroblastes - les cellules synthétisant la matrice extracellulaire - sont la cible privilégiée du virus. Par ailleurs, l’interféron de type I, une molécule antivirale secrétée suite à la détection des virus, joue un rôle majeur dans l’élimination du virus. Dans leur nouveau travail, les chercheurs démontrent que l’interféron agit de façon prépondérante sur les cellules infectées, et non sur les cellules du système immunitaire. D’un point de vue clinique, cela suggère que si l’on arrive à stimuler la production d’interféron assez précocement lors de l’infection, la maladie pourrait être prévenue.
Haut de page