Avec près de 150 000 nouveaux cas par an, les accidents vasculaires cérébraux constituent la troisième cause de mortalité, la première cause de handicap acquis et la deuxième cause de démences.
Pour 40 % des survivants, les séquelles résiduelles nécessitent une prise en charge de longue durée. Il n’existe à l’heure actuelle aucune approche neuroprotectrice qui permette de limiter les conséquences fonctionnelles d’un accident vasculaire cérébral.
Le réseau européen Stems (Preclinical evaluation ofstem cell therapy in stroke), financé à hauteur de 4,2 M€, et coordonné par Brigitte Onteniente (Inserm UMR 549, Paris), a été constitué en réponse à ce besoin. Rassemblant neuf partenaires européens, dont deux équipes françaises, il a pour objectif de définir l’étendue et les limites de la thérapie cellulaire, après lésion cérébrale ischémique, par utilisation de dérivés de cellules souches. Deux sources de cellules souches humaines, embryonnaires et adultes, doivent être comparées, avec une transplantation de leurs dérivés à plusieurs stades de différenciation chez le rongeur puis, selon les résultats de cette première étude, chez le primate non humain. La différenciation et l’intégration des greffons doivent être quantifiées en fonction de variables qui incluent le délai post-ischémie, la durée de l’ischémie et l’âge des animaux. Les analyses mettront particulièrement l’accent sur les aspects de sécurité et de compatibilité, et sur l’utilisation de techniques d’analyse non invasives (aspects fonctionnels et imagerie) telles qu’elles sont utilisées chez l’homme, afin d’augmenter la pertinence d’une transposition clinique des résultats.
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