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Les acteurs de la recherche sur le cancer

Les principaux pilotes de la recherche en France sont le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, et le ministère chargé de la Santé.

Les organismes et les équipes de recherche

La recherche sur le cancer s’effectue dans des laboratoires situés ou non dans des structures hospitalières et rattachés à des organismes de recherche. Il s’agit principalement de :

- L’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Créé en 1964, l’Inserm est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine. Il rassemble 13 000 personnes, dont près de 3000 hospitalo-universitaires et comporte 318 unités de recherche (laboratoires regroupant une ou plusieurs équipes coordonnées par un directeur d’unité, implantés sur un site hospitalier, universitaire ou une autre institution, tel un centre de lutte contre le cancer). 37 de ces unités se consacrent à la recherche sur le cancer pour un budget d’environ 70 M€ ;

- Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) est un organisme public de recherche qui rassemble 11 450 chercheurs répartis en instituts thématiques. 1700 d’entre eux sont répartis dans 53 unités de recherche travaillant sur le cancer, généralement implantées sur des sites universitaires, pour un budget d’environ 60M€ ;

- Le Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un établissement public à caractère industriel et commercial implanté sur 10 centres répartis dans toute la France. Il développe de nombreux partenariats avec les autres organismes de recherche et les universités et consacre 20M€ à la recherche contre le cancer dans des domaines des technologies pour la santé tels que la radiobiologie, le diagnostic et l’imagerie ;

- L’Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) est un organisme de recherche public placé sous la tutelle du ministère de la recherche et celui de l’industrie, organisé autour de cinq domaines de recherche, dont les technologies numériques pour les sciences de la vie et de l’environnement. Environ 60 chercheurs effectuent des recherches en lien avec la thématique cancer comme par exemple sur des outils d’imagerie de traitement des cancers ;

- L’Institut Pasteur comporte 130 laboratoires de recherche répartis dans 10 départements de recherche. 6 de ces laboratoires (environ 35 chercheurs et techniciens) travaillent sur les cancers d’origine infectieuse (cancers du foie, du col de l’utérus) et les vaccins permettant de les prévenir ;

- L’Institut de Recherche pour le développement (IRD) est un établissement public à caractère scientifique et technologique qui intervient depuis plus de 60 ans dans les pays du Sud. Il est placé sous la double tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération. En étroite collaboration avec leurs partenaires, 858 chercheurs interviennent dans une cinquantaine de pays dans 38 unités dont 2 consacrées à la recherche sur le cancer.

- L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) est un organisme de recherche scientifique publique finalisée, placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. L’Inra rassemble 1 837 chercheurs, 2 590 ingénieurs et accueille de nombreux chercheurs et étudiants étrangers.

De plus en plus d’unités associent des équipes de ces organismes avec un établissement d’enseignement supérieur dans des universités, des hôpitaux, des instituts de recherche ou des centres de lutte contre le cancer. Outre des chercheurs à plein–temps, ces équipes comportent souvent des médecins qui consacrent une partie de leur temps à la recherche, ainsi que des techniciens et des étudiants.

Le financement de la recherche

L’Institut National du Cancer (INCa), agence sanitaire et scientifique de l’Etat créée par la loi de santé publique du 9 août 2004 est l’opérateur de l’État chargé de coordonner les actions de lutte contre le cancer. En matière de programmation scientifique, de financement et d’évaluation de projets, l’INCa définit la programmation de la recherche contre le cancer, en concertation avec l’ITMO Cancer. L'INCa consacre la moitié de ses crédits, soit environ 50 millions d’euros, à la recherche, sous forme d’appels à projets aux équipes de recherche. Les projets proposés sont évalués par un comité d’experts.

Chaque année, près de 170 projets sont ainsi soutenus.

Outre le soutien direct à ses équipes de chercheurs, l’Inserm participe à la recherche contre le cancer à hauteur de 20M€ via l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) avec la mise en place de cinq appels à projets :

- dans le domaine de la physique, des mathématiques ou des sciences de l’ingénieur appliqués au cancer,

- sur les modèles de tumeurs spontanées chez l’animal pour la recherche translationnelle en cancérologie,

- pour soutenir la formation en recherche translationnelle des jeunes médecins, pharmaciens, vétérinaires ou dentistes,

- sur les effets de l’exposition aux facteurs de risques environnementaux sur le cancer,

- dans le domaine des approches multidisciplinaires de la modélisation des processus biologiques complexes,.

L’Inserm apporte par ailleurs un soutien financier aux plateformes IBISA dédiées à la cancérologie, aux grandes cohortes "cancer", aux sites intégrés de recherche sur le cancer ainsi qu’aux grands projets de séquençage des génomes (ICGC) et épigenomes (IHEC).

Par ailleurs, des associations caritatives financent également la recherche sur le cancer. Il s’agit principalement de la Ligue nationale contre le cancer et de l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC) qui contribuent, à elles deux, pour environ 65M€ par an. Ces associations financent essentiellement des projets, des équipes et attribuent des bourses. Elles s’associent également à l’INCa dans le cofinancement de programmes.

Plusieurs fondations participent également à cette recherche : la Fondation Curie (Institut Curie) la Fondation Gustave Roussy (Institut Gustave Roussy) et la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM).

Les sept cancéropôles

Créés en 2003, les sept cancéropôles structurent la recherche au plan régional et interrégional. Ils mettent en œuvre la politique de soutien à la recherche de l’INCa et associent les unités des organismes de recherche (Inserm, CNRS, CEA…), les services-hospitalo-universitaires et parfois les industriels. Ils ont notamment pour objectif de faire bénéficier le plus rapidement possible les malades des avancées de la recherche.

Les cancéropôles soutiennent des équipes de recherche ainsi que des événements et séminaires scientifiques.

Aviesan et l’Institut thématique cancer

Une réorganisation nationale des structures de recherche a été engagée en 2007. Cette réforme a notamment conduit à la création de plusieurs Alliances, dont l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) qui regroupe les grands organismes et fédérations d’établissements de recherche dans ces domaines.

Cette Alliance se décline en 10 "instituts thématiques multi-organismes" (ITMO), dont un consacré au cancer. L’ITMO cancer a pour mission de coordonner l’ensemble des acteurs de la recherche sur le cancer autour des stratégies définies par l’INCa et son conseil scientifique. Son directeur est également le directeur de la recherche de l’Institut National du cancer, ce qui crée une articulation naturelle entre les deux organismes. Il pilote ainsi la coordination des recherches sur le cancer, en collaboration avec les autres organismes de recherche. Cette organisation est très similaire à celle mise en œuvre aux Etats-Unis avec le National Institute of Health et le National Cancer Institute.

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