Ces études permettent d’identifier et d’analyser des liens entre des facteurs dits d’exposition de nature diverse (facteurs génétiques, biologiques, environnementaux, comportementaux, démographiques, sociaux, culturels,…) et la survenue ultérieure d’événements de santé défavorables (maladies, accidents, troubles de l’humeur ou du comportement,…) au décours du suivi des sujets de la cohorte.
Elles ouvrent ainsi la voie à des recherches véritablement étiologiques car elles permettent d’établir des relations statistiquement significatives entre des expositions et/ou des facteurs de risque et l’apparition d’événements de santé péjoratifs.
Elles apportent ainsi des arguments sur d’éventuelles relations causales entre les facteurs ou expositions mesurées et les événements de santé répertoriés. Elles ouvrent également la voie à des recherches compréhensives sur l’enchaînement dans le temps des mécanismes et des processus qui conduisent à des maladies somatiques ou psychiques. Ces recherches compréhensives sont particulièrement utiles dans le domaine des risques comportementaux (troubles du comportement alimentaire, conduites addictives,…) dans une perspective de prévention et d’éducation à la santé.
Les études de cohorte "généralistes" dont le recrutement s’opère le plus souvent en population générale. Ces études couvrent un champ ouvert de problèmes de santé et le suivi peut s’opérer sur plusieurs dizaines d’années. L’étude de cohorte GAZEL qui suit depuis de nombreuses années un ensemble de salariés et retraités d’EDF sur un large spectre d’indicateurs de santé en est un bon exemple.
Les études de cohorte "thématisées" qui portent sur une pathologie ou une famille de pathologies. Le recrutement peut s’opérer en population générale mais le plus souvent il se fait en population clinique. Ces études permettent de suivre la survenue et l’évolution dans le temps des pathologies étudiées (en particulier des pathologies chroniques) ainsi que les effets des prises en charge dans une perspective d’évaluation des traitements.
Au niveau de l’Inserm, 89 cohortes spontanément déclarées par les chercheurs sont répertoriées dans la banque d’informations sur les recherches de l’Inserm. Une proportion importante de ces cohortes sont thématisées : tumeurs malignes (17), maladies infectieuses (15), les affections neuropsychiatriques (10), les maladies cardiovasculaires (6), les troubles musculo-squelettiques (6), les pathologies endocriniennes et métaboliques (6).
Plus globalement, 340 enquêtes sont actuellement réalisées au sein d'une cinquantaine de structures Inserm (laboratoires, centres d'investigation clinique, registres) :
Depuis 2008, la Direction générale de la Recherche et de l’Innovation (Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) et la Direction générale de la santé (Ministère de la santé) ont décidé d’instaurer une procédure d’évaluation et de sélection de grandes cohortes en santé en vue de leur financement dans le cadre du programme "Très Grandes Infrastructures de Recherche" (TGIR).
Un premier appel à financement a été mis sur pied courant 2008. Le pilotage du dispositif d’évaluation et de financement a été confié à l’Institut de Santé Publique (ISP) avec le support de l’Institut de Recherche en Santé Publique (IReSP) qui est un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) placé au sein de l’ISP et qui fédère l’ensemble des partenaires de la recherche en santé publique. L’appel à financement a suscité 96 candidatures. A l’issue de la procédure d’évaluation des candidatures, 20 projets de cohorte ont été sélectionnés et soutenus financièrement.
Un deuxième appel à financement va être lancé courant 2009. On peut accéder à un descriptif détaillé du dispositif d’évaluation de cet appel à financement sur le site de l’IReSP.
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