Alexis Elbaz, unité Inserm 708, Paris - Essai clinique
L’objectif principal est d’étudier la relation entre l’exposition professionnelle aux pesticides, déterminée à partir d’une matrice « région par période par culture par pesticide », certains polymorphismes génétiques et la maladie de Parkinson, dans une population caractérisée par une forte prévalence de l’exposition, affiliée à la Mutualité sociale agricole (MSA). L’objectif secondaire est d’étudier le rôle de l’interaction entre des polymorphismes de gènes impliqués dans la détoxification des xénobiotiques et l’exposition aux pesticides dans la maladie de Parkinson.
Les cas prévalents (<10 ans d’évolution) et incidents de maladie de Parkinson (sujets âgés de 18 à 80 ans), recrutés dans quatre caisses MSA (2006/7), sont identifiés à partir de bases de demandes de mise en ALD (affection de longue durée) et de prescriptions de médicaments antiparkinsoniens. Deux témoins par cas sont prévus, avec à terme la possibilité de disposer d’au moins 420 cas et 840 témoins.
L’examen prévoit une interrogation des sujets cas et témoins par un enquêteur, afin de recueillir des données détaillées sur leur histoire professionnelle et le type d’agriculture qu’ils ont pratiqué, informations qui seront couplées à la matrice professionnelle. Les cas doivent être examinés par un neurologue de l’étude, et l’ADN des participants prélevé par des brossettes buccales ; les analyses génétiques concernent des gènes impliqués dans le métabolisme des xénobiotiques et dans certains processus neurodégénératifs.
Les critères de jugement et d’évaluation sont les suivants : comparaison de la fréquence de l’exposition aux principales familles de pesticides, déterminée à partir d’une matrice professionnelle, et devariants génétiques, entre cas et témoins ; analyse de l’interaction entre l’exposition aux pesticides et les gènes de susceptibilité.
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