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Dyslexie : le projet européen Neurodys

La dyslexie est un trouble de l’apprentissage fréquent, qui affecte environ 5 % des enfants scolarisés et a une forte composante biologique.

© Inserm, JF Demonet - Enregistrement de l'activité cérébrale par tomographie par émission de positons dans un groupe de dyslexiques pendant la lecture d'une suite de mots. Une région du lobe temporal gauche est moins active que celle d'un sujet normal.

Enregistrement de l'activité cérébrale par tomographie par émission de positons dans un groupe de dyslexiques pendant la lecture d'une suite de mots. Une région du lobe temporal gauche est moins active que celle d'un sujet normal.

L’exploration des liens entre la dyslexie, les aires cérébrales sous-jacentes et les gènes de susceptibilité nécessite d’étudier de grandes populations, à travers diverses langues et cultures.

Le projet Neurodys, financé par la Commission européenne à hauteur de 3 M€, est sous la responsabilité, en France, d’unités du CNRS et de l’Inserm (Jean-François Demonet, unité Inserm 455, Toulouse). Il a pour objectif de déterminer les facteurs biologiques et environnementaux impliqués dans la dyslexie développementale (trouble spécifique de la lecture et de l’écriture). Les 4 000 enfants prévus dans l’étude seront originaires de neuf pays européens, ce qui devrait permettre de prendre en considération, outre les causes générales de la dyslexie, les aspects spécifiques à chaque langue.

En trois ans, ce projet devrait aboutir à la construction de la plus grande base de données biologiques mondiale sur la dyslexie, facilitant ainsi une compréhension approfondie des aspects de la dyslexie universels ou spécifiques à chaque langue.

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