Lévi F, et al. Annu Rev Pharm Toxicol 2010 ; 50 : 377-421
Au-delà des modes classiques d’administration des anticancéreux, la chronothérapeutique adapte la prise médicamenteuse aux rythmes circadiens, horloges physiologiques de notre organisme. Elle améliore la réponse aux traitements et diminue leur toxicité. Il s’agit ici de travailler à un rationnel à base physiologique de l’optimisation des traitements en cancérologie, maximisant l’effet thérapeutique sous contraintes de limitation de la toxicité et de la résistance au traitement.
Francis Lévi et ses collègues (Institut André-Lwoff, UMRS 776) ont modélisé la désynchronisation dans les tissus cancéreux des cellules par rapport aux phases du cycle de division et aux mécanismes de détoxification cellulaire, qui est une marque du cancer. Les tumeurs, mal synchronisées, prolifèrent plus vite, mais se protègent moins bien des médicaments que les tissus sains. Physiologiquement, les horloges circadiennes cellulaires et leur pacemaker hypothalamique jouent un rôle majeur dans la synchronisation. La modélisation de la chrono-thérapeutique porte sur ces trois points stratégiques : cycle cellulaire, détoxification, synchronisation. L’objectif du modèle est de parvenir à la confirmation théorique et expérimentale de ces hypothèses, afin de permettre une application en clinique des schémas thérapeutiques résultant d’algorithmes de contrôle optimal.
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