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Traitement anti-TNF et risque de lymphome

Mariette X, et al. Annals of the Rheumatic Diseases 2010 ; 69 : 400-8

Les bio-médicaments anti-TNF ont une place croissante dans le traitement des maladies inflammatoires mais leurs effets secondaires à long terme restent mal connus. Le risque de lymphome est augmenté dans plusieurs maladies auto-immunes, probablement en raison de l’activité inflammatoire. L’impact des anti-TNF sur ce risque n’est pas précisément évalué.

L’objectif de Philippe Ravaud (unité Inserm 738, AP-HP) et de ses collègues a donc été d’évaluer le risque de lymphome chez des malades traités par anti-TNF et de comparer ce risque selon l’anti-TNF reçu. Ce travail a été réalisé par le groupe multidisciplinaire RATIO (Research Axed on Tolerance of bIOtherapies) financé par l’Inserm dans le cadre des réseaux de recherche clinique et par l’ensemble des industriels.
Cette étude consiste en un registre prospectif de tous les cas de lymphomes survenus en France chez des malades traités par anti-TNF pendant trois ans. Une étude cas témoin et une étude d’incidence utilisant la population française comme population de référence ont été effectuées. Les résultats montrent que le risque de lymphome est augmenté pour les malades atteints d’une pathologie inflammatoire et traités par anti-TNF dans une proportion similaire à celle attendue chez des malades atteints d’une maladie inflammatoire sévère.
Par ailleurs, ce risque varie selon le traitement anti-TNF reçu : le ratio d’incidence standardisé est plus élevé avec les médicaments de type anticorps monoclonal qu’avec les anti-TNF de type récepteurs solubles, ces derniers semblant diminuer le sur-risque de lymphome.
Cette étude est la première à avoir mis en évidence des différences entre les types d’anti-TNF, qui peuvent s’expliquer par un degré variable d’inhibition du TNF membranaire.

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