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Risque de lymphome associé au traitement par thiopurines

Beaugerie L, et al. The Lancet 2009 ; 374 : 1617

Incidence annuelle du lymphome en fonction du traitement ou non par thiopurines ;

Incidence annuelle du lymphome en fonction du traitement ou non par thiopurines ;

Un tiers des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) reçoivent des thiopurines (Imurel®, Purinéthol®) comme traitement de fond. Ces traitements pourraient augmenter le risque de lymphome, mais la réalité et l’ampleur de ce risque restaient controversés. Laurent Beaugerie (Service de gastro-entérologie, hôpital Saint-Antoine, AP-HP) et Fabrice Carrat (unité Inserm 707, Université Pierre-et-Marie- Curie, Paris) ont lancé une étude prospective de cohorte nationale, impliquant 680 gastro-entérologues bénévoles pour le suivi de 19 486 patients, entre 2004 et fin 2007. Durant cette période, 23 cas de lymphomes ont été observés, pour un risque établi à 0,90 pour 1 000 années d’observation chez les patients sous thiopurines, et 0,26 avant tout traitement. En prenant en compte les autres facteurs de risque, les patients traités avaient un risque de lymphome 5,3 fois plus élevé que les patients jamais traités. Le traitement par thiopurines augmente donc le risque de lymphome chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, un élément à considérer dans l’évaluation de la balance bénéfice-risque de ces traitements.

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