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Le risque de gliome est lié à certains polymorphismes génétiques

Shete S, et al. Nat Genet 2009 ; 41 : 899-904

Risque relatif de développement d’un gliome en fonction du nombre d’allèles à risque présents

Risque relatif de développement d’un gliome en fonction du nombre d’allèles à risque présents

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales primitives les plus fréquentes et les plus graves. Ils surviennent dans la grande majorité des cas de façon sporadique, mais le risque est multiplié par 2 chez les sujets apparentés au premier degré de patients atteints. L’impact des facteurs environnementaux est encore mal connu, et il est probable que des polymorphismes génétiques présents dans la population générale rendent compte de cette observation. C’est ce qui a justifié la réalisation d’une étude internationale, à laquelle a participé une équipe emmenée par Mark Lathrop (directeur du Centre national de génotypage, CEA, Évry). L’analyse de l’ADN constitutionnel de 4 500 patients atteints de gliomes et 6 500 témoins a permis d’identifier 14 polymorphismes dont la répartition allélique différait entre patients et témoins, localisés au niveau de 5 gènes dont au moins 3 sont particulièrement importants dans l’oncogenèse : hTERT, nécessaire au maintien des extrémités chromosomiques et jouant donc un rôle clé dans l’immortalisation, P16/INK4 et P14/ARF, deux gènes suppresseurs de tumeur fréquemment inactivés dans les gliomes, et RTEL1, qui joue un rôle dans le maintien de la stabilité génomique. Le nombre de variants à risque permet de définir un risque relatif (RR) de gliome de 0,5 pour les personnes présentant moins de 2 allèles à risque, et de 4 si 8 allèles à risque ou plus sont présents. Toutefois, le risque associé à ces allèles, qui demeure faible, ne justifie pas pour l’instant de mesures de dépistage. L’étape suivante sera d’analyser les interactions entre polymorphismes génétiques et facteurs environnementaux.

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