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Le récepteur ALK suractivé dans le neuroblastome

Janoueix-Lerosey I., et al. Nature 2008, 455: 967-70.

Le neuroblastome dérive des cellules de la crête neurale et se développe au détriment du système nerveux sympathique. Il s’agit de la tumeur solide extracérébrale la plus fréquente chez l’enfant, la France en dénombrant chaque année 150 nouveaux cas, surtout chez les enfants de moins de 2 ans. Bien que très majoritairement observées dans un contexte sporadique, des formes familiales ont également été observées. L’étude génétique de près de 600 neuroblastomes, menée par l’équipe d’Olivier Delattre (unité Inserm 830, Institut Curie, Paris)*, a permis de mettre en évidence des amplifications du gène Alk (anaplastic lymphoma kinase), ainsi que des mutations ponctuelles entraînant l’apparition d’une activité tyrosine-kinase constitutive. Ces mutations, germinales dans certaines familles, montrent qu’Alk est un gène de prédisposition au neuroblastome. L’inhibition pharmacologique, ou par interférence par l’ARN, du récepteur ALK dans des cellules de neuroblastome entraîne une très forte inhibition de la prolifération cellulaire. Le neuroblastome vient ainsi enrichir la liste des cancers présentant des activations d’ALK, et pourrait bénéficier de traitements ciblant ce récepteur. Il s’agit également, dans les familles à risque, de proposer une surveillance adaptée aux enfants porteurs d’une mutation du gène Alk.
* Unité rattachée à l’université Paris-Diderot (Paris 7)

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